SCENE II
HENRI, puis CÉCILE.
Henri s'avance vivement dans le fond, et comme quelqu'un qui écoute.)
HENRI
Il est deux heures!... j'ai cru entendre... on entende
trois coups à la porte.) La Voilà î ... (Il ouvre la porte et amène Cécile et
scène.) Ma belle Cécile!... comme vous êtes pâle!... voua est-il arrivé quelque accident?...
CÉCILE
Aucun; cependant, M. de Givry est revenu ce matin.
HENRI
Est-ce qu'il s'est passé quelque chose au château?...
CÉCILE
Rien.
H EN Kl.
Qu'avez-vous? qu'avez-vous? je ne puis rien comprend dre à votre froideur glacée d'hier soir, à vos terreurs d'aujourd'hui.
ILE
Quel est ce monument qu'on aperçoit à travers arbre
Il EMU.
C'est un tombeau.
î LE.
in tombeau!
n i:\hi.
Éloignons-nous d'ici.
ns.
HENRI
Ce lieu est sacré dans la famille... Venez...
CÉCILE, vivement.
Non! il faut rester, rester près de ce tombeau.
HENRI
Quelles pensées sinistres! Votre terreur me pénètre malgré moi!
CÉCILE
Un funeste pressentiment... Henri, préparez-vous... Il y a un malheur sur nous... Ne voyez-vous pas ces arbres s'agiter?... Quelqu'un vient;
HENRI
Cécile!...
Silence! écoutez.
(Elle lui montre le massif, et tandis que tous deux regardent de ce coté. Louise, vêtue tout en blanc, vient se placer entre eux.)