U E NUI
Louise ! Louise ! à vos genoux ! à vos pieds ! je me hais ! je m'abhorre !
louis e.
Relevez-vous, Henri.
HENRI
Non ! je ne me relèverai pas !... Que tu as été belle <it noble !... A cette femme, pas un mot qui l'humili moi, si coupable, pas un reproche ! Oh! baiser la trace de tes pas, arroser tes genoux de mes pleurs et mourir la de regrets et de remords, voilà ce que je devrais lu
LOUISE
Toutes mes paroles ne vous ont-elles pas .lit que je vous pardonnais?... Eh bien, je tâcherai d'oublier a
HENRI
Oh ! oublie et pardonne, car mon désespoir est si affreA et je t'admire tant qu'il me semble que je ne
tOUt à fait indigne de toi. (Louise fait un mouvement: C'esl que,
vois-tu, il y a deux hommes en moi : l'un simple el droit, qui comprend le devoir, qui a élevé un autel dans cœur à toute chose noble... celui-là c'esl le meilleui . celui qui te vénère l et puis autour de cel homme intérieur ri bon, il y en a un antre insensé, irritable, ardent, qui s'enivre de tout, qui vit tout entier de l'atmosphère qui l'environne, que L< otratnent, que le talent séduit.
que h» désir de plaire à tout ce qui platl exalte et fou. Celui-là, <,-est le mauvais, celui qui t'a Iromj (juc je ba
LOUISE
Henri !...
HENRI
C'est ce terrible soleil des Colonies qui brûle encore ion sang... c'est ma tête, ma tête maudite !... mais le œur, Louise, le cœur, ce sanctuaire de toute affection, e lieu saint, caché au fond de la poitrine, je te le jure, imais image n'y a pénétré que ton image ! . . . Eh bien ! . . . îaintenant, mon cœur, ma vie, tout est à toi, tout est 'accord pour n'aimerque toi... Je t'aime !... je t'aime!...
Ah ! ne prononcez pas ce mot, Henri ! il me fait encore îal.
HENRI
Je veux le prononcer, car il est mon âme tout entière ; 3 sens si bien là que je ne serai plus coupable. Dans ion aveuglement je n'avais jamais réfléchi à ta douleur; aais je t'ai vue pleurer, Louise !... et si tu savais ce que 'était que chacune de tes larmes ! A mesure qu'elle etombait sur mon cœur, elle le brisait et l'épurait... elle ne renouvelait !... cet être changeant, mauvais, dont je e parlais tout à l'heure, il est mort, tu Tas tué, il n'y a )lus que toi en moi.
LOUISE
Comment puis-je vous croire !...
HENRI
Oh! mon Dieu ! une preuve !... une preuve !... avoir ant de choses au fond de l'âme et ne pouvoir les monter !... Mais tiens, regarde-moi, écoute-moi! Il doit y ivoir dans les yeux, dans la voix, quelque chose qui dit 2e qui est dans le cœur... Regarde-moi donc, tout mon Hre ne te crie-t-il pas que je t'aime !...
LOUISE
Henri, ne me trompez pas : que le désir de me conso-
02 COMÉDIES ET DRAM]
1er ne vous fasse pas exagérer ce que vous éprouvez pou moi ; car si, après avoir tant souffert, je remonte à la joi pour souffrir encore... je le sens... je ne le support pas!...
Tu vivras !... c'est le premier chagrin que je t'ai donfl ce sera le dernier !... comme inspiré.; Ta mère esl là!. Louise, elle est là entre nous deux comme une ombi chérie, comme un ange... Tu crois qu'elle nous voit qu'elle nous écoute... C'est devant elle, c'est à elle que j jure de ne jamais te coûter une larme...
LOUISE
Oh ! je commence à croire...
HENRI
Que je jure de ne donner à aucune autre la plus p part de mon âme.
LOUISE
Parle toujours.
BBNRI.
Que mon sang, ma pensée, ma vie seront coi guérir ta blessure.
LOU ISB.
Je te crois ! je te crois :...
Il I MU.
El si tu doutais de moi...