LOUISE, LAGRANGE
L 0 U I S të , courant à lui .
Ah! mon père!... mon père, emmenez-moi d'ici! Je eux partir ! je veux partir !
LAGRANGE
Qu'as-tu, Louise ?...
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LOUISE
Nous sommes déshonorés ! Vous avez vu la scèm cet homme m'a trahie.., tout à l'heure, il m'a dit qu m'ordonnait de rester près de lui !... Eh bien !... pas tout encore... un procès infâme!...
LA GRANGE
Je savais ce malheur, j'ai songé aie prévenir.
LOUISE
Oh ! j'aurais tout supporté: malheur, désespoir, larm éternelles... Mais cela ! cela !... voir mon nom, le vôti livrés aux tribunaux!... voir ma maison ouverte au\ du public!... les poinos de mon cœur mêlées à un aifl oh ! courons nous cacher, mon père ' à mille lieui i.m.i; \ \ Allons, Louise, du courage !
LOUISE
Du courage!... Est-ce qu'on a «lu courag honte? Oh ! si je n'avais pas ma tille !...
JOSÉPHINE, entrant.
LOUISE
ai.:...
[Louise sort avec Joséphine. M. tre.)
M. DE OIVRY, LAORÀnI
M. DE 1. 1 v h v.
Je me rends a m>> ordres, monsieur.
LAGRAH
moi, monsieur, -i je vous .ii prié d moi : j
M. DE GIVRY
i conçois très bien que quand on est le beau-père de | je Lignerolles, on ne veuille pas quitter sa fille.
LAG RANGE
ous êtes un homme juste et un homme d'honneur.
M. DE GIVRY
'en ai toujours été convaincu, monsieur.
LAGRANGE
'.elui qui fait ce que vous avez fait hier, est rude et éner- I ue; mais il a aussi un cœur auquel on peut parler, et iens sans crainte vous demander un service.
'ranchement, j'en suis fâché, car je ne crois pas que vous le rende.
LAGRANGE
'espère le contraire. C'est sur ce procès que je voulis vous parler.
M. DE GIVRY
e m'en doute.
LAGRANGE
Vous êtes militaire, monsieur, vous êtes colonel... Si main un soldat vous insultait...
M. DE GIVRY
Je le tuerais.
LAGRANGE
Et si au moment où vous lèveriez l'épée sur lui, il saisait un enfant et le plaçait devant sa poitrine, passez-vous votre arme à travers le corps de cet enfant, pour er jusqu'à cet homme?...
M. DE GIVRY
Monsieur, je ne suis pas rhétoricien; laissons là cet Tant et cette épée, et allons au fait. Ce que vous voulez, •st que je renonce à ce procès? Eh bien ! écoutez ce que
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je vais vous dire : Pour un bâton de maréchal de I je n'y renoncerais pas!
i.aiiiia nui-:.
Pour un bâton de maréchal de France je lecrois; ma pour sauver une existence?... oui, sauver!... Mon*
st une cause de vie ou de mort que je plaid.- d nous, eten vous abordant, j'aborde un juge qui tientdai sa main le sort de trois êtres ! Je saistout ce qu'a souffe votre honneur...
M. DE GIVRY
Mon honneur ! je ne me trouve pas déshonoré le moi! du monde par monsieur votre gendre, je vous prie de ! croire... Dieu merci, mon honneur e>>t plus solide cela; mais il m'a fait du mal, je lui en forai.