‹ Avec préface (volume 3)Chapitre 63 sur 214 · SCÈNE vi M. DE GUVRY, LAORANGE; HENRI, entrant va · texte numérisé non relu

SCÈNE vi M. DE GUVRY, LAORANGE; HENRI, entrant va

i î i J'ai appris que VOUS «'lie/, ici. J*ai l

LA mx.

Arrête/. Hem i : Pas un mol insull nsieur, p

une provocation.. « car tout as lui fei u

je La prends tout enlièi i moi.

LOUISE DE LIGXEROLLES. 97

M. DE GIVRY, à la table.

>oyez tranquille ; je continue d'écrire.

HENRI

lien ne m'empêchera de le tuer!

LAGRANGE

lalheureux ! il est ici pour vous sauver !

HENRI

e ne veux rien de lui que cinq minutes de courage, peut les trouver.

.M. de Givry hausse les épaules. — Henri veut courir a lui.) LAGRANGE, l'arrêtant.

l'écouterez-vous, enfin ?... Je suis presque votre père, rous ordonne de m'écouter. Il ne s'agit ni de courage, de fanfaronnades de jeune homme... C'est de l'honîr qu'il est question; de l'honneur, m'entendez-vous !... nsieur tient le vôtre dans sa main. Si monsieur dit un »t, vous et votre complice vous êtes flétris; vous et re femme vous êtes perdus. Eh bien ! savez-vous ce il écrit là ? C'est le désistement de sa plainte.

e vous prie de croire que ce n'est pas pour vous que le fais.

LAGRANGE

it pour cela, il ne demande qu'une chose: c'est que vous ittiez la France.

M. DE GIVRV.

fe l'exige.

HENRI

^'exiger !... Je ne partirai pas !

LAGRANGE

Vous ne partirez pas, dites-vous ! et vous croyez que >i, je le souffrirai!... Vous croyez que quand je me suis Aissé à la prière pour réparer votre crime, et que je nsenma main le salut do mon enfant, je vous laisserai

renverser mon ouvrage par votre infernale foli a m. de 'iivry. il partira, je vous le promets.

BENHI.

Eh! que ferez-vous donc?

LAG IIA.M.K.

Vous ne rêvez que duel et que combat, eh bien: il y là des armes, et si vous ne partez pas, ce n sieur qui sera votre adversaire, c'est moi. Vous sa\ que vaut une parole dans ma bouche... écoutez donc que je vais vous dire... Vous allez nous jurer à l'instant à l'instant, que vous quitterez la France... ou alors ne seriez plus pour moi que le bourreau de ma fil sur mon honneur, vous ne sortiriez pas vivant d'ici I

Un domestique entra LAGRA m, K.

Oui vient là?...

LE no M i : s t i Q r i: .

Pardon, monsieur... un homme achevai apporl Lettre pour M. de Givry : on l'a envoyé <lu château Miré; il dit que c*es1 très important.

M. DE &IVRY, Lisant II

Ali'.... ah!

Qu'y a-t-il?...

M. DE 6IVRY, ;

Lisez, monsieur, lisez toul haut: cet homnn prendra peut-être enfin ce qu'il est.

il i:.\i;i.

Je tremble '.

Elle est du prince de Miré.. M n ami, «

" malheur affreux vient de nous frapper! Hier, m " de Givry, en s'échappanl <!.• Ligneroll « au château de Beaumont : mais, boub

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le secousses, dévorée par la crainte, par la honte, par le repentir, elle a perdu la raison. »

HENRI

Ah! grand Dieul

M. DE GIVRY, «'élançant à lui et le prenant par une main.

Entendez-vous, monsieur... entendez-vous?...

(Henri fait un mouvement, Lagrange lui saisit l'autre main.) M. 1>E GIVRY.

Vous voici entre vos deux juges.

lagrange.

Entre les deux hommes qui représentent vos victimes.

HENRI

Laissez-moi!

LAGRANGE

Louise noble et dévouée!

M. DE GIVRY

Cécile belle et heureuse!

HENRI

Laissez-moi!

LAGRANGE

Louise mourante!

M. I>E GIVRY

Cécile folle!...

HENRI

Je partirai! je partirai!

M. HE GIVRY

Non, vous ne partirez pas!

II ENRI.

Vous voulez vous battre!...

Oui!... me battre!...

HENRI

Vous voulez vous battre!... enfin! enfin!... à mort!...

100 COMÉDIES ET DRAM E

A mort!

Il F. NUI.

A l'instant!

M. DE t.IVRY.

A l'instant!

HENRI

Ah! je n'ai jamais senti un si grand bonheur!... I nez!... venez!...

(Il l'entraîne par une porte latéra LAGRANGE.

Ne les quittons pas... courons... Cirl : j'entends la vo de Louise !

LOUISE, entrant vivement.

Ils n'y sont plus!... mon père! Henri, où est-il?

LAGRANG B.

Oue lui veux- tu?

LOI ISE.

J'ai entendu la voix de M. de Givry... ils étaient là m deux., où est Henri?

LAGRANGE

Calme-toi, Louise...

LOUISE

11 y a un duel !...

LAGRA WG I • n ! non!

LOUISE

11 y a un duel!... »'t voua l'ave/ laissé BOrtirl... Al

m«»n 1>»T»\ rnuivz ! I.» feu dans le cabinet.) CM

un COUp do feu '....

i. \., R \ KGB.

Déjà!

LOI

-i la : dans cette cfa un

LAGRANGE

N'avance pas!

LOUISE s'élance vers le cabinet.

Ah! Henri!... mon Dieu Henri!... (La porte du cabinet ion-

;re... M. de Givry paraît.) Mort !

(Elle tombe dans les bras de son père.)

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