‹ Avec préface (volume 3)Chapitre 82 sur 214 · LA MA ROI ISE · texte numérisé non relu

LA MA ROI ISE

Je vous permets tout.

GEORGES , gaiement.

Eh bien? vous, madame la marquise, vous êtes ex,t ment pareille aux autres !

MARIE. l»as au baron.

Il est très amusant !

LA M A R u I I S E .

Moi ?

Vous avez exactement les mêmes préjugés.

LA MARQUISE

Voilà qui est un peu fort !

GEORGES

Et si vous le voulez, je vais vous le prouver à l'insl

LA MAlliH'h

He le prouver?

GEORGES

Mieux que cela ; vous en taire convenir !

TOUS, riant.

Ah! ah! ah!

LA M IRQI [SB, riant aussi .m m> l.-vant ainsi que tous les a

Demervrillecn merveille! rsiadroite

monsieur, prouvez-moi <|'"' J;> l"''»-»' ce que je m- pense

TOUS) - ij.|.r.><hant.

Voyons, voyons !

: la marquise.

Eh bien ! madame la marquise, suppos que parce « j 1 1 » - vous l'avez voulu... sup]

nièce, la seule descendante de l'illustre famille des Rochegune, au lieu de s'allier à M. de Gernay, eût choisi, par exemple, pour mari, Monsieur... Rondin! (Murmures

-laus le groupe des parents.)

LA MARQUISE, vivement.

Je no la reverrais de ma vie !

GEORGES, éclatant de rire.

Vous voyez bien !

LA MARQUISE

C'est qu'aussi vous supposez des choses impossibles !

TOUS

Oui ! oui !

GEORGES

Impossibles !... Et George Dandin !

LE BARON

George Dandin était un maraud qui n'a eu que ce qu'il méritait.

GEORGES, so retournant vers le baron.

Et Georges Rondin, s'il l'imitait, en aurait autant.

LA MARQUISE

Monsieur...

GEORGES, gaiement.

Oh! il se défendrait mieux, je le crois. (S'animant peu à peu maigre lui.) Il lutterait avec courage, avec énergie, comme on lutte pour conserver ce qu'on aime et ce qu'on croit mériter. Mais que d'adversaires !... les préjugés, le monde, une famille... celle môme qu'il adorait !... Oui, il verrait sa femme le repousser peut-être, rougir de lui ; et alors blessé, désespéré...

WILSON, à part.

Qu'a-t-ildonc?

GEORGES, se mettant à rire.

Mais que fais-je ? et où vous entraîne l'imagination ?... Me voilà Unissant comme une aventure de roman une

causerie de salon... J'y reviens bien vite; et je conclu

disant qu'à moins d'être violenté par- la passion, il faul

en user avec les classes plus élevéesque la sienn

avec les beaux pays étrangers, l'Italie, l'Espaj

dire y aller en voyage, en admirer les grandeurs, y nouer

même, si l'on peut, des sympathies et des amitiés, mais

revenir se marier... chez soi !

TOUS

Bravo ! bravo !

MARIE, bu à la marquise.

Avais-je tort de dire qu'il était fort bien !

LA MARoll -

Je suis vaincue, monsieur... Mais vous l'êtes aussi je vous atteste que la marquise d'Orbeval, en vous ten dant la main en signe d'estime, ne se sent nullemenl audessus de vous, et qu'elle sera toujours heureuse de trouver en M. Georges Bernard un partner... un ami, un hôte. GEORGES, riant.

Tout enfin, excepté un neveu!

LA MA RQUISE, riant.

Bien entendu! Il est fort aimable! Elle ™

vers le fonda gauche, compte pour sortir, puis revient vers Bernard.) .M < 'Il -

sieur..., monsieur, permettez-moi une dernière question Où avez-vous pu puiser ces idées si jusl

OBGBS.

Dans un chef-d'œuvre, madame.», dans le beau romai d'Edouard.

Edouard !

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