LA MARQUISE, LE VICOMTE, MADAME GEORGES
LE VICOMTE, gaiement.
Ma tante!... ma tante!...
LA MARQUISE
Hé! qu'avez-vous, Contran?
LE VICOMTE
J'ai découvert...
LA MARQUISE
Quoi donc... grand Dieu!
LE VICOMTE
Le mari d'Alice !
LA MARQC i S
Vraiment!...
LE VICOMTE
Je l'ai vu!... Et vous aussi. (Test votre ingénieur < matin!
LA MARQUISE, stupéfaite.
Quoi... cet ingénieur!...
M Al» A. M i: GEORG1 S.
Un ingénieur.
M. Georges Bernard!
LA MARQUIS
M. Bernard!...
MADAME GEORGES
Mon fils!...
LE VI COM T E , se retournant.
Votre fils? a part.; Ah! je n'en demandais pas tan! '.
MADAME GEORGES
Mon fils! Quoi!... c'esi mon fils... qui... Ce ma dont je me réjouissais tant... Oite jeune tille qu sans la connaître... c'est votre nièce... Ile bien vrai! j'e suis enchanté
LE VICOMTE
Ah! bah!
M au \ m i: i, :
Pour vous tous, d'abord... car votre famille acquiert 1 un homme distingué de plus... El puis pour moi!... dame la marquise m'a montré tanl de cordialité.. d'affabilité... car c'est vrai, nous causions la comme vieille- connaissances, comme deux .mue-... Ah! il que la joie soit complète!... El puisque nous voilà pn parentes, permettez-moi de vous eml
jiiarqn
LA MARQUISE, avec embarras.
Certainement... avec plaisir. (Elles s'embrassent.)
LE VICOMTE
Un instant, je suis de la famille, je veux être embrassé aussi.
MADAME GEORGES
Soit... mon...
LE VICOMTE
Achevez donc... mon neveu!... car, parbleu! je compte bien vous appeler ma tante, (il s'avance.)
MADAME GEORGES, tjndant les joues.
Hé bien... mon neveu!... Allez! vous en avez embrassé de plus fripées, (ils s'embrassent.) Mais lui! où est-il?...
LE VICOMTE
Mon cousin?... Il est là... dans le jardin, à deux pas!...
MADAME GEORGES
A deux pas! Oh! alors j'y cours!... Adieu, madame la marquise... Adieu, mon neveu!... Je l'aperçois ! (Appelant.) Mon fils! mon fils! (Elle sort.)
(Le vicomte remonte ; la marquise passe à droite, ou elle s"assied.)