‹ Avec préfaceChapitre 102 sur 196 · INK S KP A RATION · texte numérisé non relu

INK S KP A RATION

explosion de désespoir.) Oh ! la CRUSC ! Voilà la CaUSC ! IlOUS sommes déshonorés! (Il tombe assis la tèw. sur la tabi*! en aang\otant.) ' .

MONVAL, bas, à monsieur Delpierre.

Les amis de M. de Harden vont venir! Croyez-moi, partez î

DELPIERRE, froidement.

Un moment encore ! Il me reste quelques mots h écrire !

11 va à la table à droite, écrit rapidement quelques mots, et se dirige du té de sa femme et de son fils. — Madame Delpierre, en le voyant s'approcher, a relevé la tête ; elle lui montre Fernand qui sanglote, en le suppliant de ne pas avancer. M. Delpierre continue à se rapprocher et remet à Madame Delpierre ce qu'il vient d'écrire.)

MADAME DELPIERRE, lisant.

C'est bien î (a son ms.) Tiens, lis.

FERNAND, lisant.

0 Je charge mon fils et ma femme de restituer h M. d»' Harden la part de ma fortune qui lui appartient, et de donner le reste aux hospices. » (Dune voix étouffée.) Ah! je te reconnais ! je te retrouve !

CLAVEL, bas, à Delpierre.

Hâtez-vous!

DELPIERRE, froidement.

Ne craignez rien ! je partirai à temps, laissez-moi leur dire une dernière parole avant de les quitter pour toujours.

FERNAND, relevant la tète.

Pour toujours !

DELPIERRE.

Oui! c'est un adieu suprême que je t'adresse. Nous ne nous reverrons jamais. (Mouvement de Femand.) Je me condamne à un exil éternel. (Fernand veut parler.) C'est résolu!... Seulement, avant de partir, je voudrais bien t'embrasser une dernière fois! (Fernand se jette dans ses bras.) Je t'ai aimé

bien profondément... mon fils; mais je l'ai mal aimé. Je t'ai voulu riche avant tout! ta mère te jugeait mieux. Une fois du moins ma tendresse te servira i\ quelque chose... Adieu!

FERNAND, éperdu, se levant.

Non! c'est impossible!... Je ne veux pas te laisser partir ainsi seul et désespéré!... Je connais ma m^re! Elle-même n*y consentira pas. Nous te suivrons!

MADAME DELPIERRE.

Je suis prête.

DELPIERRE.

A mon tour, je vous dis : C'est impossible ! Que deviendrions-nous tous trois en face l'un de l'autre? Votre vue serait un éternel reproche pour moi!... la mienne, une éternelle honte pour vous!... NonI il n'y a que ce dénoûment de possible... Quand je ne serai plus là, vous pourrez oublier, vous consoler, recommencer une nouvelle vie, prendre un autre nom... (.Mouvement <lo Fernand.)

Celui de ta mère!... Je l'exige!... Allons! c'en est fait!

adieu! (Sapprochant de madame Delpierre.) AdicU, madame! (Madame Delpierre lui tend la main sans le regarder, il la serre vivement.) Merci ! (Il se dirige vers la porte et trouve Clavel.) MoUSicur Clavcl,

j'ai été bien injuste envers vous! maintenant que je vous connais, je vous offre le moyen de vous venger. (Montrant sa femme et sou fils.) Veillcz sur cux! Je VOUS Ics lèguc!...

(Il sort lentement par la porte de droite.)

LE DOMESTIQUE, paraissant au fond, à Monval.

Trois messieurs demandent M. de Monval.

MONVAL, à part.

Il était temps ! (Trois messieurs paraissent au fond. Oo entend un coup de pistolet du côté ou est sorti Delpierre.)

TOUS

Ciel!

FERNAND, pousse un cri, se précipite vers la porte.

Ah!

CL AVE L, qui est devant la porte.

N'approchez pas!

FERNAND

Rien ne m'arrêtera!... (n s'éUnce vers la porte et reste terrifié. II pousse un cri terrible et tombe dans les bras de sa mère.) Ah ! il UO

me reste plus que toi! (La toiie tombe.)

MÉDÉE

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