SCÈNE VI
Les Précédents, LÉONIE, en habit de cheval. LÉONIE.
Me voici, matante... Suis-je bien?
LA COMTESSE, rajustant.
Très bien, chère enfant; ta cravate un peu moins haute... (A Henri.) Charlcs, allez voir si mon frère est
prêt! (Henri sort.)
LA COMTESSE, à Léonie, tout en l'ajustant.
Qui t'a donné cette belle rose?
LÉONIE
Monsieur de Grignon !
LA COMTESSE
Je ne l'ai pas encore vu d'aujourd'hui, notre cher hôte.
LÉONIE
Il monte... je l'ai laissé au bas du perron, admirant le cheval de mon oncle!
SCÈ.M-: \ M
Les Précédents. I' \'(»N.
DE GRIGNON, au foD<i.
Quel bel animal ! quel feu î quelle vigueur! qu'on doit être heureux de se sentir emport.' ••• " ' ' Tîr.Tjnn vivant!
LA COMTKSSK.
Le curieux, c'est qu'il le croit I
DE GRIGNON, descendaDt la scène et apercevant ta comttM* et Léonie q«'U ttal<
Ah! mademoiselle!... njadame la < ()I^lL•^ '
LA COMTKSSK.
Bonjour, mon hôte! Ah çà! vous aurez donc toujours la manie de Théroïsme ! je vous entendais là, tout h l'heure, vous extasier sur le bonheur de s'élancer sur un cheval indompté. Je parie que vous regrettez de n'avoir
pas monté Bucéphale...
DE GRIGNON, avec enthootiftame.
Vous dites vrai, madame! c'est si beau... c'est..
oh!...
LA COMTESSE
Vous ne trouvez pas le second adjectif... je vais vous rendre le service de vous interrompre ; tenez, il y a là des journaux et des lettres!
DE GRIGNON
Pour moi?
LA COMTESSE
Oui, là... sur la table.