Laurence, la comtesse, Villeneuve
MISS s( /ANNE. :^37
remords... c'est vous cjui Tavr/ dit... écoutez-la!... C«'tle bonne action vous comptera aux youx de Dieu... et des hommes !... Vous détournez la tôte!... Vous. ne m'écoutez pasL.. (Avec un ch de dùsespoir.) 0 mon Dicu!... morj Dieul... comment la toucher?... Que voulez-vous donc que je fasse?... Tout!... tout!... je suis prête à tout!... Faut-il que je vous supplie à mains jointes?... Faut-il que je proclame tout haut votre générosité?... Faut-il qu'un jour... en public... dans un théâtre... dans une promenade...j'ailleàvous... quejevous donne la main?... (Éclatant en sanglots.) Oh ! grand Dicu!... est-ce bien moi qui parle?... et jusqu'où la passion maternelle nous fait-elle
descendre !... (Elle tombe sur un siège en pleurant à sanglots'.) VILLENEUVE, à Laurence.
Mais répondez donc! Un homme rude comme moi pleure en l'écoutant!... Et vous vous taisez!
LAURENCE, dune voix sombre.
Laissez-moi, vous!... Ne détruisez pas par vos menaces
l'effet de cette voix sur mon âme !... (Un grand combat paraît se livrer en elle.)
LA COMTESSE, se levant.
Elle hésite!... je suis sauvée!... Eh bien?...
LAURENCE, relevant tout à coup la tète.
Eh bien, il est trop tardl le rôle des femmes qui se sacrifient n'est pas le mien!... Si je l'aime... moi... pourquoi le quitterais-je?
Vous l'aimez!...
LAURENCE
Oui!... je l'aime!... à ma manière, soit!... mais je l'aime!... C'est étrange... je le veux bien!... mais cela est!... Je l'aime comme je peux aimer... en égoïste!... Je