SI Z A \\E
Moi!
Un seul regard d»- vous fit ce miracle ! Ce que l'on éprouve en passant tout à coup d'un cloaque ténébreux dans un pays tout illuminé de la clarté du soleil... je l'éprouvai, moi, en sortant d'un cœur vil et corrompu, pour pénétrer dans le vôtre... Oui, je passai avec ravissement du plus affreux de* tous les supplices... le supplice
d'aimer ce que l'on nn-pn^^r... a lu plus piiro de toutes les ivresses... la joie do respecter ce que l'on aime.
SUZANNE, à Marthe.
Entends-lu ? entends-tu ?
MARTHE.'
Oui, j'entends I mais la fin? le dénoûment?(A p«ui.) Votre mère?
PAUL
Ma mère !... elle va venir, n'est-ce pas ?
SUZANNK.
Oui.
PAUL
Eh bien... c'est moi qui la recevrai... et je vais lui demander son consentement à notre mariage.
SUZANNE
Quoi ?
MARTHE
Hein î... là, tout de suite !... (a pan.) Je n'y comprends plus rien!...
Une voiture !
PAUL
C'est elle! Laissez-nous 1
SUZANNE
0 Marthe !
MARTHE
Eh bien, oui! c'est un brave garçon..., j'en conviens... Mais la fin ? ' • •
PAUL
Je l'entends... Allez et fiez-vous à moi. (Elles sortent toutes
lieux par la gauche.)