LI-: COLONEL
Pas si bêtes! pas si bètes!...
LA COMTESSE, à part.
Je suis sauvée!...
MARTHE
Si vous l'aviez entendu, tout à l'heure, les yeux remplis de larmes, et la voix tremblante, me dire...
JOSEPH, vivement.
Vous dire que votre esprit, votre cœur!...
MARTHE
Boni... le voilà qui recommence!... Il redevient fou!... Il paraît, du reste, que c'est toujours ainsi quand les hommes s'avisent d'aimer une femme laide!
LE COLONEL, riant.
Ah! ah! ah!...
MARTHE
L'effort immense qu'ils sont obligés de faire, car enfin.. c'est contre nature..., transforme leur passion en une
maladie aiguë. (Tous se mettent à rire, même Joseph.) VoUS riCZ !...
VOUS riez!... Au lieu de rire, vous, allez donc demander pardon à Suzanne.
JOSEPH
Je ne suis pas assez fat pour craindre les regrets de mademoiselle Suzanne!... Ce qu'elle perd vaut si peu!...
MARTHE
Que ce que je gagne ne vaut pas grand'chose ! ... Eh bien, il est sincère, au moins ! . .. Mais je n'ai pas encore dit oui...
JOSEPH, s'approchant d'elle.
Oh ! je ne suis pas exigeant, je ne vous demande qu'une chose... Promettez-moi de m'épouser le jour...
MARTHi:.
Le jour?...
OÙ vous me sauterez au cou.
MARTRE
Ah! par exemple, j'accepte!...
VILLENKLVE, nsm.
OÙ vas-tu?
j u > Ki' il.
Dans quelques instants, vous le saurez mm«nce à
s'éloigQcr vers le paa coup^ à gauche.
MARTHE, le suivant .-ivec h.iuh.
El sur qui comptez-vous pour m'attendrir?...
JOSE PU, l'éloignant toujours, suivi de Marthe, Edith, le colonel et la comtesse qui remontent avec lui.
Sui iiH'i; Je ne veux faire appel qu'à mes propres moyens de séduction
.MAiw i.
Ah ! monsieur le séducleii:
oLONEL, naxit.
11 t-<l ii< .... vJuseph eatau fonil ck <i'-ju aurii ucj lu chojulire.
Edith et .^: prêt de lui. Le colonel et la comtesse sont sur le seuil
de la porte, Villeneuve est un |>eu derrière • PAU L, s'approchant de Suianno, «pii esirest.e »»u( ..• uevaiu «n a ]• rui-voi\ '.
J'étais hien sûr que tu ne m'avais pas trahi !