‹ Avec préfaceChapitre 26 sur 196 · EN RI, K · texte numérisé non relu

EN RI, K

Il me semble que cela m'intéresse assez pour que

m'en informe...

LA COMTESSK.

Mais, enfin, que vous a-t-il dit?

IIKNKI.

Qu'il venait pour arrêter M. Henri de Flavigneul C'est assez clair, ce me semble.

LÈONIE.

Perdu I

HENRI

Est-ce que le malheur peut m'atteindre entr-

deux?...

LA COMTESSB.

Il dit vrai ; à nous deux de le sauver!

UENRI.

Permettez! à nous trois... car je demande aussi à en être. Voyons... cherchons quelque bon déguisemci bien original...

LA COMTESSE

Toujours du roman!...

HENRI

En connaissez-vous un plus charmant?... (AUcomu»»" Ne me grondez pas : je me mets sous vos ordres.

LA COMTESSE

Sachons d'abord quels sont nos ennemis...

HENRI

Oui, mon général...

LA COMTESSF..

Gomment se nomme roflicier des dragons?

HENRI

Je l'ignore, mon général, mais il est accompagné du nouveau préfet, le terrible baron deMontrichard...

LÉONIE, éperdue.

Terrible!... oh! je meurs d'épouvante!

LA COMTESSE, passant près d'elle.

Mais ne pleure donc pas ainsi, malheureuse enfant!

LÉONIE

Je ne peux pas m'en défendre!

Eh ! crois-tu donc que la frayeur ne m'oppresse pas comme toi? mais je pense à lui, et ma douleur même me donne du courage...

HENRI, à la comtesse qui remonte vers le fond.

Qu'elle est belle !

LÉONIE, essuyant ses yeux, mais pleurant toujours.

Oui, ma tante... oui!... je vais essayer.

HENRI, à Léonie.

Qu'elle est touchante!. ..Ah! mon danger, je te bénis!;.. (A la comtesse.) Fâchcz-vous.. . accusez-moi... je dirai toujours... ô mon danger, je te bénis!... Sans lui, vous verrais-je toutes deux à mes côtés, me plaignant, me défendant... Ah! vienne la sentence elle-même... je ne la regretterai pas... puisque, grâce à elle, je puis vous inspirer... (A Léonie.) à VOUS, tant de terreur... (A la comtesse.) à

vous, tant de courage !

LA COMTESSE

Vous êtes insupportable avec vos madrigaux... pensons au baron... S'il ose venir ici, c'est qu'il sait tout... c'est qu'on nous a trahis.

HENRI, avec insouciance.

Eh ! qui donc? Est-ce que ma tête est mise à prix? est- ^e que ma capture vaut une trahison?

COMÉDIE> ; i DRAMES.

LA (if .ù j 1. .*• -^ •'•

Il y a des gens qui trahissent pour rien.

HENRI, souriant.

Il y a donc cnron^ du désintéressent'"' '

LA COMTESSE

Taisez-vous! On vient.

SCENK Vil Les PRBciDBN

LE DOMES i ivi i •

Monsieur le baron de Monlrichard, qui s'est présen chez madame lu comtesse, fait demander si elle veut

bien lui faire l'honneur de le recrvMir»

LÉONIE

Ciel!

LA COMTKrtsfc.

Certainement, avec plaisir. (Le domestiqne tort.) Le baroi et rien de décidé encore !

LÉO mi:, h Henri.

Fuyez, monsieur, fuyez.

LA COMTESSE

Au contraire!... qu'il reste!

IIK.NHI.

Vous avez une idé«*?

LA CuMiE.SSE.

Non, pas encore I mais il faut que vous restiez! que M. de Montrichard vous voie... vous voie comme dom. tique. On soupçonne plus difficilomonl ceux qu'on a vu-, d'abord sans les soupçonner...

Gomme c'est vrai!

LÉONIE

Que VOUS êtes heureuse, ma tante, d'avoir tant de présence d'esprit!... Comment faites-vous donc!...

LA COMTESSE, avec force.

Je meurs d'angoisse, ma fille 1 Allons, éloigne-toi... il faut que je sois seule avec le baron...

HENRI

Seule?... oh! non pas!... je veux savoir ce que vous direz...

LA COMTESSE

Vous... bien entendu... (A Léonie.) Va...! (Léonie sort.) LE DOMESTIQUE, annonçant.

Monsieur le baron de Montrichard I

HENRI, à part.

C'est original !

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