MON
Madame!...
LA COMTKâhE.
Je le répète... la trahison!... Vuu> auie/. .>oiiduyé quelque conscience, acheté quelqu'un de mes gens... osez le nier!... Mais j'y pense!... oui... (Regardant Heori.) Vos regards d'intelligence avec ce garçon... les entretiens mystérieux (|ue vous aviez ensemble!... c'est lui! (S« tournant vers Henri.) Ah! misérablo servitcur... c'est donc vous qui m'avez trahie?...
HENRI
Moi, madame?...
LA COMTESSE
Oui, vous!... je le vois à votre trouble... à l'embarras du baron... Je vous renvoie, je vous chasse : sortez! (D'un
air sévère et étouffant un sourire.) SortCZ î
MONTRICUARD.
Mais...
LA COMTESSE
Il ne restera pas une minute de plus à mon service.
MONTRICUARD.
Et moi, je le prends au mien!
Vous ne le ferez pas, monsieur!
MONTRICnARD.
Si vraiment, madame la comtesse... (a iienri.) Allons, mon garçon, à cheval, et au galop jusqu'à Saint-Andéol !
LÉO NIE
Ciel !
MONTRICIIARD, lui remettant une lettre.
Cette lettre est pour M. le maréchal commandant la division.
IlENRT.
Mais, monsieur le préfet, je n'ai pas de cheval.
MONTRICIIARD.
Prends le mien.
HENRI
Mais, monsieur le préfet, les soldats ne me laisseront pas passer.
MONTRICIIARD.
Je vais en donner l'ordre.
JIENRI, bas, à la comtesse, pendant que M. de Montrichard remonte vers la porte pour donner aux dragons l'ordre de laisser sortir Henri.
Je vous dois ma vie, disposez-en !
MONTRICIIARD, à Henri.
Allons, allons, pars.
Dans une heure, monsieur le préfet, je serai à mon
poste. (Il sort. Montrichard remonte le théâtre avec Henri, en lui donnant ses dernières recommandations.)