‹ Avec préfaceChapitre 43 sur 196 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Précédents, excepté HENRI.

MONTRICHARD, aux dragons du fond.

Et VOUS autres, amenez le prisonnier.

LA COMTESSE, à part.

C'est trop tôt. (Haut.) Monsieur le baron, de grâce...

100 COMÉDIi; IlAMES.

MONTRICIIARD.

Je ne suis, vous le savez, ni cruel, ni ami des condamnations : si l'on m'eût écouté, on ont wrmvilô V:\muh\\r que je demandais.

LA COMTESSE

Je le sais ; eh bien ?

MONTRU 1! A 1!'

Eh bien ! ce jeune Iiomme m'intéresse I... il est voire ami, et je veux tenter de le sauver.

T. Ki*\" ( K.

De le sauver?

Comment cela

1 \ (lOMTESSE.

MONTRICllAHD.

Cela dépendra de lui... je vais lui parb'r

LA COMTESSE, avec embarras .

Si vous attendiez?... une heure?... une demi-heure... pour le laisser se remettre d'un premier moment de

trouble?

MONTRK.li Ai;i'.

Soyez tranquille... dans un instant nous serons d'accord, je l'espère, et avant dix minutes... je saurai sans doute de lui... tout ce que j'ai besoin de savoir...

LÉONIE, a pirt

Dix minutes, c'est à peine si Henri sera parti I

MONTRICHARD, voyant entrer de Grignon avec le dragon.

Il va venir; veuillez, mesdames, vous éloigner.

LA COMTESSE

Un moment encore.

MONTRICIIARD, sévèrement.

C'est mon devoir, comtesse...

LA COMTESSE, s'éloignant ave'^ i ..,.-,;..

Ohl mon Dieu, que faire?

BATAILLE DE DAMES lOl

Que craignez-vous donc, ma tante?

LA COMTESSE

Si M. de Grignon faiblit...

LÉONIE

• N'a-t-il pas du courage?

LA COMTESSE

Un courage qui n'a pas de patience et qui ne dure pas

longtemps. (Elles sortent par la porte à droite. Le dragoa s'éloigne après avoir remis ua papier à Montrichard; la comtesse et Léonie sortent en faisant des gestes à de Grignon.)

Page 1