I>H GRIGNON
Non, non, parton-
LA 4,u:.; . ...>.^...
Calmez-vous... j'aurais d'abord une ou deux questions importantes à adresser à M. le baron.
MONTRICIIAHI».
Des questions importantes?
LA C0.MTESSK.
Oui, monsieur lebaron v mm..!1,.1i,.i,,.,, votre prisonnier?...
MON ihlCliAhi»
11 y a une heure à peu prùs... mai , ..■ > . , .
LA COMTESSE
Dites-moi, baron, vous avez dû beaucoup voyager dans votre département?...
Sans doute, madame; mais, encore une fois...
LA COMTESSE
Alors, combien faut-il de temps pour aller d'ici à Mauléon sur un bon cheval?
MOXTRICIIARD.
Trois petits quarts d'heure!... Mais quel rapport?...
LA COMTESSE
EtdeMauléonàlafrontière?toujourssuriin]"""i'^val ^
MONTRICHARD
Dix minutes, mais...
LA COMTESSi:.
Trois quarts d'heure et dix minutes... total cinquantecinq minutes.
MONTRICHARD
Oh! c'est trop fort, partons!
LA COMTESSE
Mais attendez donc!... Quel homme !... j'ai encore une dernière question à ^ous faire. M. le président de la cour prévùtale que vousattendiez, ne vous a-t-ilpasété envoyé de Paris, et n'est-ce pas, si je ne me trompe, un ancien sénateur?...
MONTRICHARD
M. le comte de Grignon!
DE GRIGNON, poussant un cri de joie.
Mon oncle!... mon bon oncle!
MONTRICHARD, stupéfait.
Votre oncle !
LA COMTESSE, froidement et lui faisant la révérence.
Ici finissent mes questions, monsieur le préfet, je ne vous retiens plus; vous pouvez conduire au président... son neveu...
MONTRICHARD, interdit et regardant de Grignon avec effroi.
M. Henri de Flavigneul !
LA COMTESSE, riant-
Fi donc!... un drame! une tragédie!... nous avons mieux que cela à vous offrir! une scène de famille... «Montrant de Grignon.) M. Gustavc de Griguon, maître des requêtes... que son oncle n'avait pas vu depuis longtemps; et c'est à vous, monsieur, qu'il devra ce plaisir!
MONTRICHARD, tout troublé.
Quoi?... Monsieur serait... ou plutôt ne serait pas...
c'est impossible'.... vnii> voul./ . iirore m'abus, . dame 1
LA COMTKSSE, nain.
Vous pouvez vous en rapporlerauprésiHont Ini-môme. et à la voix du sang, qui ne trompe jama
MONTRir.IIAHn.
Et votre trouble ce malin quand j'ai fait arrêter monsieur.
LA COMTESSK.
Mon trouble? ruse de guerre.
MONTRICIIARD. '
Cette lettre que j'ai prise sur lui?
LA COMTKSSE.
C'est moi qui venais de la lui rometlrc.
M ON TRI eu A RI).
Vos larmos do douleur?
i.A OOMTESSB, riant.
Est-ce que j ai pleuré? Ah ! pauvre baron, il ne faut pas m'en vouloir... je vous avais promis de me moquer de vous... et je ne trompe jamais... vous le savez?
C'est du génir
MONTRICIIARI).
Mais alors quel o^t ri ^ - !- rMtipn!)l(>"^ rni n -i m i' i. j'en suis certain.