HN AM
Oui, madame.
MADAME DELFIERHE.
Vous a-t-on donnc^ vos étrennes, monsieur le facteur? (L'interrompant.) Vraiment! je suis plus enfant que lui. (Tout
en parlant, elle a décacheté la lettre et mis l'enveloppe sur la table, lisant.)
« Vous recevrez aujourd'hui, par lettre chargée, une traite de trois mille roubles... »> (Pariant.) Hein? (Lisant.) Et le brevet de l'ordre de Wladimir. (Riam.) Ce n'est pas pour moi, .ni pour mon mari. Donne-moi l'enveloppe ! (L'enfant lui donne
l'enveloppe.) A mOUsieUT Dclpicrre. (Demi-riant.) Ah ÇÙ... quî
peut envoyer à mon mari l'ordre de AVladimir? (Tout à coup
comme frappée d'un trait de lumière.) Wladimir! (Elle saisit la lettre, la lit, et, poussant un grand cri, elle tombe raide et étendue comme morte sur le canapé )
F i: Il N A N D, courant dans la chambre.
Maman ! maman ! au secours !. . . ma maman est morte ! . . , maman!... rdveille-toi! c'est moi, ton petit garçon que
tu aimes tant!... (Il est à genoux devant elle.)
MADAME BOiNNEVILLE, arrivant aux cris de Fernand. Qu'y a-t-il? (Apercevant sa fille étendue.) Ciel! FEKNAND.
Elle rouvre les yeux!
MADAME DELPIERHE, comme égarée.
Qu'est-ce donc? Que s'est-il donc passé? (Elle regarde autour d'elle.) Je ne sais plus !.. .
FERNAND
C'est cette lettre!...
MADAME DELPIERRE.
Ah !.. . (A Fernand.) Va-t'cn ! va-t'cn !
FERNAND
Oh! mon Dieu! et papa qui n'est pas làl (ii sort.
UNE SÉPARATION. Hii