CI.AVKI
Quatre aii>'.
FERNAND
Oui, pendant quatre ans, ma pauvre mère resta seule au monde... ma grand'mère était morte un mois après mon départ! Pendant quatre ans elle courut éperdue à travers la France jus(iu'à ce qu'un hasard miraculeux me rendit à elle!... Eh hien, le croiriez-vous, quand j'étais avec mon père, je la regrettais, et maintenant que je suis avec elle, c'est lui que je regrette!... C'est affreux! c'est affreux'...
Mon entant 1
ri:i;.\A.M).
Peut-être tous les jeunes gens de mon âge n'éprouve raient-ils pas ce que j'éprouve. (Avec joi«.) Mais comment ne r«^prouveraient-ils pas?... Appartenir à ses parents par moitié!... Ne savoir lequel des deux aimer... lequ<'l on doit suivre! ne (>ouvoir pas môme penser librement à eux!... Car penser à eux, c'est les juger! C'est se dire : Fun a tort, l'autre a raison...
< I. A VEL, vivement.
Connaissez-vous la véritable cause de leur séparation?
FERNAND
Un motif de violence, dit le jugement, mais je n'y crois pas!... Il y a autre chose! Autre chose qui me tourmente... que je cherche, que je ne trouve pas! Et en attendant, cet affreux arrêt a son cours... Tiens, père de famille, voilà ta part de ton fils!... Tiens, mère, voilà la tienne! et toi, enfant, débats-toi comme un supplicié
LM: s ]■: tau AT Ion. lt>7
entre ces doux tendresses implacables qui t'écartèlent!... Ah! c'est le jugement de Salomon appliqué aune âme!
CLAVEL
Silence! Votre mère!