MADAME I» EL PIERRE
Pour montrer les peintures de Flandrin ù mon fils.
MONVAL
Enfin, aujourd'hui, vous êtes descendue au bal un peu à sa prière. Nu- \ ùtes restée à peine, vous êtes remontée ici, il vous y a suivie. 11 est arrivé h minuit: il on est reparti après doux heures.
MA II A M i; KI.LPIERRE, avec un.' o-rtaine émotion.
Eh bien, monsieur?
MON VAL
Eh bien ! l'officier de justice l'a vu sortir comme moi. Les apparences seules vous accusent, j'en suis convaincu, mais constatées sur un procès-verbal et portées devant le tribunal...
MADAME DELPIERHE, avec indignation.
Les tribunaux!... un procès!
Vous le gagneriez, je le crois, mais la réputation d'une femme ne sort jamais tout à fait pure de pareils débats.
MADAME DELPIERRE.
Mais que puis-je faire ?
MONVAL
C'est pour vous le dire que je suis venu. Si M. Delpierre ordonne à l'officier de police de constater ce qu'il a vu, il est obligé d'obéir... Mais si votre mari se désiste
do sa plainte, le commissaire n'a qu'à se retirer. Votre sort est donc dans vos mains : M. Delpierre est là, tâchez de le fléchir.
MADAME I ) K L P I E R R E , avec énergie.
Il est là?... qu'il entre!
MONVAL
Soyez calme en pensant à votre fils, (n va ouvrir la porte du
fond. Delpierre parait. A madame Delpierre: ) Je Vais attendre VOtrC décision, (ll se retire dans la pièce du fond.1