‹ Avenir des canadiens-français [microforme]Chapitre 2 sur 3 · LE · texte numérisé non relu

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À peine &vons-nous franchi le: seuil d’une usine, royaume de l'ouvrier, un spectacle merveilleux nous ouvre largement les paupières, La chanson des. roues, le sifflement des courroies, les soupirs prolongés les Cylindres ne peuvent évouffer ce cri d'admiration jailli de la poitrine d'un penseur : c’est incroyable, grand Dieu ! de tqus ces mouvements, de tous ces engins divers, il n'en n'est aucun qui ne concourt à produire un seul et même effet ! RL

Ainsi en est.il de la grande famille humaine. Tous, individus et races, nous devons contribuer à atteindre une fin universelle, synthèse de nos fins particulières, et qui s’appelle le bonheur,

A l'instar de ces instruments de fabrique mis en opération par une force physique, une énergie latente, chaque pouple apporte à l'œuvre générale sa part de travail déterminé par ses aptitudes distinctives.

ns ce monde agité, toujours à la recherche d'une félicité pressentie, le rôle de la France n’est pas le moins beau et son action la moins efficace, N est-elle pas la force mystérieuse qui met jes nations en branle ; h'a-telle pas reçu le sceptre de l’idée, ne avmine-t-elle pas l'univers civilisé par ses savants et ses artistes, Pa: ;s n'est-il l'axe du monde ?

Oui, marcher à la conquête du heur commun, avec les armes puissantes de la pensée, du verbe, de la science et

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de l'art, c'est la mission glorieuse de la France et c'est aussi la nôtre,

L'histoire se répète teujours : ses lois, indépendantes des milieux et des conventions; sous toutes les latitudes, produisent des effets nécessiires né 4emblables. De tous les navires d'émigrants, que les cieux fes mers voient surgir duns les lointains grisûtres, il n'en‘ést:pas un seul qui ne porte dans ses flancs une portion de ‘J'me de la patrie nbandonnée, Or quad un morceau du Gpur d'un peuple est jeté duns une terre etrangére, si cette serpençe n'est pas stérile, Îl en résulte une moisson envahissante ‘E4 mére.patrie ressuscite lentemebpt sur cette rive éloignéé à, mesure qu'elle meurt sur son propre territoire, Tr

Pour ne pas parler dés'colonies de l'antiquité et nous limiter à cette partie du globe, c'est Cortez qui avec sept à huit cents hommes, dix-huit-efrévaux et dix canons donne le Mexique à l'Espagne : c'est Pizare qui marchant sur ses pus, fuit la conquête du Pérou : ce,sont les puritains qui fuyant la persécution religieuse fondent la Nouvelle-Angleterre, de nos jours, ics Etats-Unis, nos voi:ins redoutables.

Si ce principe est vrai quant «it Mexique, nu Pérou, e À la Nouvelle Angleterre, pourquoi ne le serait-il pas quant à nous canadiens-trançais ?

Il ne pourrait pas en être autrement ; notre histoire et notre tempérament national, sont pour nous la confirmation de ce fait que nous venons de constater, que toute colonie, même détachée de la métropole, en poursuit sur des plages lointaines le rôle social et civilisateur. Or snsce livre sacré qui s'apprlle notre histoire, ce livre qui devrait être notre évangile politique. Le premier fait qui nous D 5 c'est le nom significatif que les decouvreurs de ce pays lui ont donné, que les souverains français lui ont officiellement reconnu que le parchemin et la tradition nous ont transmis, le nom immortel de Nouvelle-France.

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AVENIR DES CAN Au, FRANCAIS

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Ce n'est pas un mot sonore, creux et vide. Ilsuflit de poursuivre nos investigations pour en être convaincus, Deux grandes idées rayonnent sur le volume où sont ensevelies nos annales ainsi que Jeux étoiles tardives, après le départ de la nuit, sur un tornbeuu soiitaireet sacré, Faire connaitre aux nborigènes du Canada les enseignements du Christ, les jeter dans les bras de ce Dieu qui donne lu vie éternelle avant qu'ils ne disparaissent à jumais de cette terre : créer une France nouvelle qui continuerait au loin, sur ce conti: nent l'œuvre providentielle de 11 inère-patrie, telles étaient les intentions originelles de nos monurques et de nos fonduteurs,

Le souftle du dest'" entle-til les voiles de (Cartier, l'umène.til forcément :. ‘emonter ce beau fleuve qui fait

notre gloire, le pousse.t-il sur nos rives ét

desquelles se dessinent dans les brufff de l'avenir tous le clochers pimpants qui les jalonnent ‘ujourd'hui, son premier acte est de pianter une croix sur le croisillon de laquelle il gravera ces mots ; “ François ler, par la grâce de Dieu, roi des français, règne ! ”

Tous les premiers gaulois qui eurent le courage de voir fuir dans l'éloignement les rivages aimés de la patrie emportaient avec eux sur la vaste route liquid le l'inconnu un rêve qui vitencore dans nos cœurs. Duti ce du navire qui les séparaît de l'abime leurs yeux ne pouvaient se détacher de l'horizon ; ils y voyaient s'esquisser lentement des bords connus, des toits chéris, des tours pleines de la poésie du passé et s'écriaient surpris et joyeux : Mais nous reve. nons sur nos pas ! Ce que nous voyons là, c'est la France que l'on vient de quitter !

Les compagnies auxquelles les rois avaient confié le sort de la colonie naissante ne leur cédaient pas sous aucun rapport. Monsieur de Chates, fondateur de la compagnie de Rouen avait pour devise : Servir Dieu etla Patrie! La compagnie des cent-associés avait pour obligation de n’envoyer au Canada que des catholiques et des français. Fnfin la noblesse de

leurs desseins à tous éclate dans le choix des hommes éprouvés qu'ils se sont donnés pour auxiliaires et qu'ils ont placés à la tête de leurs entreprises.

En face du plus beau des panoramas, dans un décor féérique, le doigt indiquant l'horizon, voile fuyant qui nous cache l'au-delà, se dresse lu statue” de Samuel de Champlain, le plus grand d'entr'eux. Animons-là pour un instant, mettons du feu dans ses regards, faisons briller le génie sur son front et dans cette tête et dans cette poitrinégous trouverons le pourquoi de sin incomparable existence : “ Tout pour une grande cause, tout pour Dieu, rien pour moi ” telle était sa sentence favorite, tel est le secret de la solidité de son œuvre et celui de son immorçalité Une gloire qui s'appuie sur l’'abnégation résiste à toutes les tempêtes !

Quels gouvernants et quels gouvernés !

Tous nos premiers colons, nos ancêtres, Crémazie nous les a dépeints dans ces vers fameux :

Des héros, qui donnèrent leur vie, Pour graver sur nos bords le nom de leur patrie, La hache sur l’épaule et le glaive à la main !

A d’autres les millions, à d'autres les titres et les particules, nous sommes tous les fils d'une roture chevaleresque et les descendants des croisés de la civilisation française !

A toutes ces raisons que je ne fais qu'indiquer, il me faut ajouter cette dernière qui certes n'est pas la moins forte. Toutes les expéditions qui ne furent pas inspirées par des principes élevés et droits ou qui l’étant, usèrent de moyens indignes d’une belle cause échouèrent misérablement.

C'est celle de Roberval, homme dont la piété égalait le courage, dit l’histoire, mais qui par malheur avait été cherché ses coopérateurs chez les criminels des prisons royales ; celle du marquis de la Roche qui abandonna cinquante de ses compagnons sur l'ile de Sable, des forçats pour la plupart ; celle de Monsieur de Chauvin qui ne tenant aucun compte de ses promesses s'occupa exclusivement de la traite des pelleteries.

Oui tout le prouve, fonder une Nouvelle-France dans toute l’acception du terme, telle est l'idée sublime à laquelle nous devons d'exister aujourd'hui. Poursuivre l'œuvre civilisatrice de la nation française dans cette partie du monde au moyen des sciences et des arts, tel est notre devoir, telles sont nos destinées.

D'ailleurs notre tempérament national nous pousse avec une force irrésistible à l’accomplissement de ce rôle social qui nous est dévolu, par le fuit de notre existence et par nos orÿsines historiques.

/ Enthousiastes, généreux, idéalistes, nous n’aurons jamais les aptitudes de l'anglais ou de l'américain pour le commerce p'oprement dit. Je ne veux pas dire que &ous devions délaisper cette carrière, loin de là, mais bien que sinous pou- /#ons devenir leurs égaux sur ce terrain, je doute fort que

nous leur soyions jamais supérieurs. Ne versons pas de lar-

mes sur cette pauvreté qui nous messied si peu ! Nos aïeux n'ont pas choisi la plus mauvaise part et de même que le cœur et l'esprit ont besoin d'aliments comme le corps, de même la société aura toujours de besoin de nous. Si nous ne pouvons pas tous être des artistes ou des savants, ce qui n’est pas désirable du tout, soyons des intelligents et des caractères trempés ; ce sont des hommes de cette sorte qu’il faut à la conduite de la chose publique et même de ces machines puissantes que le XIX@m siècle a substitué au bras robuste de l’ouvrier. Soyons donc la race supérieure de ce continent, de celles qui ne meurent pas complètement et qui continuent à commander le monde du fond de leur sépulcre séculaire. Or je le dis avec franchise et avec courage, pour obtenir ce résultat magnifique, il nous faut être un peuple libre, une nation indépendante.

Le chêne pour sortir de terre, s’élancer dans l’espace et couvrir les environs de son ombre, à besoin des chauds rayons

du grand soleil de feu qui nous éclaire. Ilen est de même à des peuples ; pour se développer, décupler leurs facultés, apporter leur EPPREer à l'œuvre du progrès universel, ils ont besoin des chauds rayons d'un autre soleil, de la Liberté lumineuse et vivifiante ! Voulons nous connaître la cause de l'avancement rapide des Etats-Unis, de leur expansion prodigieuse, de leur essor sans précédent, demandonsle à la déesse colossale qui des éclairs de ses prunelles, illumine les flots de la mer s'enfonçant dans les ténèbres et la cité tumultueuse qui est New York s'agitant, riant et pleurant à ses pieds ; demandens-le à la statue de la Liberté ! D'ailleurs, un coup d'œil autour de nous et sur nous-mêmes et nous finirons par être convaincus. Tant qu'un homme dépend d’un autre, il ne peut agir librement et partant réaliser les conceptions de son esprit et satisfaire les les désir: légitimes de son cœur. Des raisons d'intérêt, des craintes, des incertitudes auront toujours pour effet de paralyser son action ou de tuer dans leur germe ses projets les plus beaux. Un politicien, par exemple, qui cherche à se faire caser n'aura garde d'exprimer une opinion qui soit en désaccord avec celles de son chef ou de combattre pour un Candidat qui aurait le malheur d'être celui, non pas du choix officiel mais du choix populaire. Ce qui n'est pas toujours la même chose. Eh bien! tant que nou< serons en tutelle, nous ne pourrons nous développer dans le Rens canadien-fran- Gais. Il nous faudra sans cesse, compter avec un supérieur ombrageux et des voisins parfois exigeants. Le fait de nous être si bien conservés sous le drapeau d'un conquérant, au sein d’une population de langue et de mœurs étrangères, est Sans contredit l’une des merveilles du siècle qui vient de nous quitter,

Or si pour remplir notre mission nous avons besoin de la liberté, pour conquérir cette liberté, nous avons à livrer une guerre longue et difficile à trois ennemis, l'anglais, l'améri- Cain et nous-mêmes.

Cela veut-il dire que nous devions sonner le tocsin, trans-

former nos rues en fleuves de sang et nos édifices publiques en forteresses ? Non, les batailles que nous avons à gagner sont pacifiques. C'est avec les armes de la légalité, avec une patience laborieuse, un courage inlassable que nous lutterons et que nous triompherons.

ën croisant le fer avec l'anglais, n'oublions pas que‘la conquête de ce pays par ses ancêtres est l'un de ces événements providentiels qui sauvent les peuples, quand on croit qu’ils les perdent. Grâce à ce malheur, devrais-je appeler de ce nom ce qui nous fut si salutaire, nous avons évité les horreurs de la Révolution française et conserver intact de toute altération notre caractère national, nous avons pu nous révéler à nou+-mêmes une énergie que nous ignorions, nous nous sommes formés aux luttes politiques et parlementaires. C'est si vrai que le jour ou Albion voulut s'écarter de Ja route où le maître des destinées l'avait poussée, que le jour où Albion voulut faire de nous des protestants et des anglais, elle trouva des lions qui Jui déchirérent le flanc et la persécution nous suscita des défenseurs jusque sur les banquêtes de son propre parlement, dans la personne des Wellington, des Brougham et des O'Connell.

Soyons donc fermes et loyaux dans le combat. prenons à cet ennemi les qualités qui le distinguent. l'esprit d'union surtout, évitons les vices qui le déparent, tout en nous conservant ce que nous sommes, touten nous perfectionnant, encore une fois, dans le sens canadien-français. Gardons avec un soin jaloux notre belle langue et si c’est plus chie en certains milieux de parler anglais, que ce soit plus patriotique pour nous de parler français. Restons dans notre chère province, elle est assez feconde pour nourrir tons ses enfants.

L'accuser de stérilité, c'est proférer un blasphème et vouloir cacher sous un faux prétexte les motifs honteux qui nous poussent vers les champs de l'exil : la paresse, notre défaut capital, la lâcheté, un désir effréné du lucre et du luxe. On a peur de suivre l'exemple de nos pères, on a les mains trop blanches pour conduire la charrue et faire siffler la faux

dans les épis d'or qui tombent. Et si toutes les carrières sont encombrées ouvrons en de nouvelles.

Nombreux sont les hommes de science, de littérature et d'art, quine demandent qu’une goutte d'eau pour ne pas mourir, encourageons-les, donnons-lenr des chaires, visitons nos rares galeries de peinture, achetons les revues et les journeaux qui sont autre chose que des feuilles à nouvelles, popularisons la science, la littérature et l’art, et nous verrons surgir toute une pléfude de citoyens, qui seront notre sauvegarde le jour où nous serons engloutis dans la grande République américaine Ce jour si pen désirable, il nous est de beaucoup préférable de continuer à nons développer sous la

rotection du maitre auquel nous voulons rester fidèles, ce Jour, ne dirait-on pas que l'Angleterre, prise d’un vertige fatal fait les derniers eftorts pour hâter sa vente, La perte de ses plus belles colonies de l'Australie et du Carada pourrait bien être le juste châtiment des forfaits qu'elle accumule sur ia terre africaine, c'est sur le veltd transvaaiien que la Grande-Bretagne aura joué son va-tout, Pour qui sait voir au-delà des apoarences, son mouvement impérialiste est le premier aveu de sa décadence. Et quand bien même nous jetant par-dessus bord pour sauver le reste de la cargaison, elle élargirait notre autonomie jusqu'à l'indépendance, nous n'en jouirions pas longtemps car il est un vautour qui nous guette et qui fondra sur nous peut-être même avant d'en avoir: obtenu la permission de Mrs Joe Chamberlain et Cie.

Je voudrais me tromper et je bénirais le temps, s’il transformait mes convictions présentes en pauvres feuilles mortes propres tout au plus à être foulées au pieds du passant. Mais à quoi bon refuser d'admettre l'évidence ; soyons assez courageux pour regarder la réalité en face, assez patriotes pour ne pas s’en effrayer. Qui mesure le danger est plus apte à le vaincre.

Il est trop souvent question de nous dans la presse jaune américaine, la soif d'expansion de nos voisins n’a pas été apaisée depuis la prise de Cuba, les grands manieurs d’or de

ccm épet s

la grande République s'emparent de nos à Si d'eau et de nos chemins de fer. Pas n’est besoin de préciser, ce sont choses connues de tous.

Le doigt de Dieu a déjà désigné le chiffre où doit s'arréter l'aiguille qui marque notre destinée sur le cadran gigantesque du temps.

Mais Dieu qui ne fait rien d'inutile ne veut pas notre perte et de cet évanouissement passager dans le grand tout américain, nous sortirons plus forts que jamais, dans une apothéose de gloire et de liberté,

Pour cela il ne faut pas subir les circonstances, il faut les vaincre ou les utiliser, alors, si nous nous groupons autour de nos clochers, si nous ne reculons devant unCUn sacrifice pour soutenir nos écoles, si nous faisons jouer à la presse son rôle véritable et bienfaisant : si nous dominons par les sciences et les arts, dans ces Universités mêmes où la France littéraire envoit chaque année l'un de ses plus illustres représentants, sien un mot nous évitons l'assimilation si fatale à tant d'au. tres, nous nous retrouverons un jour sur ce sol féconde du sang de nos preux et de nos martyrs, fiers, puissants et libres! si vraiment nous avons rempli notre devoir, le vœu de nos fondateurs sera réalisé ; l'Amérique comme l’Europe aura sa France glorieuse et civilisatrice, Je ne suis pas prophète, mais il est une conviction qui chez moi règne en souveraine : quand les Etats-Unis auront englobé toute ‘érique du Nord, l'heure de la dislocation sonnera pour eux et de cette confédération éphémère naîtra une foule de républiques indé. pendantes dont la moindre ne sera pas la nouvelie France.

C'est plus qu'un rêve, car c’est en m'appuyant sur l’histoire que je vous en fait part aujourd'hui. Le démembre. ment du vaste empire des Césars n’a-t-il pas suivi la mort de Constantin ? C’est des empires d'Orient et d'Occident, de Charlemagne et de Bonaparte que sont sorties les nations qui se partagent l’Europe et une partie de l'Asie actuellement.

Non, l'anglais et l'américain ne sont pas invincibles, notre plus grand ennemi, c'est nous-mêmes.

Si nous cédons au découragement, si nous trahisôns nos LA frères pour un peu d'or, des titres, des décorations qui brilleront sur la poitrine de tout l'éclat du déshonneur et de lu honte, si par partisannerie, par attaches a des partis politiques qui après tout, chez nos voisins particulièrement, ne sont que des agglomérations d'intérêts individuels,enfin si nous devenons indignes de notre mission, nous serons assimilés et cette patrie a future que nous voyons grandir à l'heure actuelle sera habitée par un gi qui n'aura pas de nom dans aucune langue. Ce sera le châtiment mérié de notre péché national.

Chassons cette pensée sombre et fixant nos regards sur l'avenir, à travers son voile devenu transparent, contemp'ons le temple grandiose que sera la Nouvelle-France de demuin, répétant ces vers patriotiques ;

Sur la terre jadis inconnue au vieux monde,

Ou des os de l'indien :’engraisse le sillon.

Par la hache et la faux faite à jamais féconde, Eden pressenti par t-olomb,

Le pays des grands | c«, des chutes gigantesques. Du fleuve au Rives pittoresques Et ‘lu castor industrieux,

S'élève un monunient dont le sommet s'élance,

Comme pour dire au ciel où règne le silence Le chent d’un passé glorieux !

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