‹ Aventures d'Alphonse DoriaChapitre 144 sur 232 · LIVRE lir, CHAPITRE I. ti-yS · texte numérisé non relu

LIVRE lir, CHAPITRE I. ti-yS

santé aux yeux de Dagana pour la détourner de se rendre elle-même à la préfecture , fut celle que j'avais tirée de l'obstacle que son père, informé de ce qui s'était passé, pourrait mettre plus tard aux relations que nous avions ensemble.

« Quant à ce que tu appelles dans ce pays la réputation , me dit-elle, tu connais le mépris que j'ai pour vos préjugés ; je mets la vertu dans la fidélité à mes attachements; la violation des serments faits à l'objet aimé, voilà quel est à mes yeux le seul crime sur la terre. J'abhorre l'hypocrisie, je dédaigne l'opinion de ceux qui me sont inconnus, et je ne subirai jamais la servitude que m'imposerait la sotte crainte de faire parler de moi une multitude d'indifférents dont la bouche ne sait que médire , parce que leur cœur est incapable d'aimer; mais je cède à la crainte du plus grand des malheurs, je veux dire de celui de te perdre. Pars donc et souvienstoi, en veillant à ta propre sûreté , que notre union, plus forte que la porte de fer des ca-

chois, est placée sous la garde des puissances supérieures à l'homme. »

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