‹ Aventures d'Alphonse DoriaChapitre 166 sur 232 · LIVRE III, CHAPITRE V. ji · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE V. ji

dernières paroles; ma mère était bien loin d'avoir trouvé le bonheur dans son mariage; bien que le compagnon de sa vie n'eût pas précisément de mauvais procédés pour elle, son caractère brusque et défiant, son défaut de sensibilité et sa malbeureuse disposition à la contradiction et à la t racasserie, faisaient cruellement souffrir une femme douée d'un cœur aussi tendre et de perceptions aussi délicates. Je ne lui avais pas dit combien j'avais trouvé son visage altéré depuis que je ne l'avais vue, mais j'avais remarqué avec douleur que la maladie nerveuse dont elle était atteinte, faisait de rapides progrès ; et le langage qu'elle venait de me tenir me prouvait assez qu'elle ne se dissimulait pas la gravité de son état.

Je tâchai de la rassurer et de la consoler à la fois sur la durée de tout mon attachement pour elle et sur les effets du mal qui minait sa santé, et dont j'espérais moi-même qu'elle s'exagérait l'étendue. Je mis dans mes paroles et dans mes démonstrations tant d'abandon et de vérité que je parvins à ramener le sourire sur les lèvres de

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ma pauvre mère, et à remettre le calme et la joie dans son cœur. Je lui annonçai que je logerais chez elle jusqu'à ce que je fusse placé de nouveau : cette résolution lui causa un plaisir infini.

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