‹ Aventures d'Alphonse DoriaChapitre 190 sur 232 · LIVRE III, CHAPITRE VIII. 36l · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE VIII. 36l

hommes. D'abord il les trouva tous clans la persuasion que M. de Saint-Lux n'avait jamais eu l'intention de leur redemander l'argent qu'il leur avait prêté; quelques-uns même avaient complètement oublié le service qu'il leur avait rendu : c'étaient ceux qui avaient le plus de moyens de s'acquitter. Notre jeune procureur employa les ressources de son esprit à obtenir d'eux la conversion de leur ancienne obligation en une obligation nouvelle, dont les termes furent précisés et l'échéance fixée. Il fit peur aux plus récalcit rans en leur montrant en perspective un procès devant les tribunaux. Il menaçait ceux qui tenaient à leur réputation de divulguer la chose, s'ils persistaient dans le refus de se liquider; il prenait par la délicatesse et la générosité les autres chez lesquels il trouvait des dispositions plus honnêtes et plus élevées. Bref, il réussit complètement dans sa mission, et fit rentrer dans nos mains, soit en espèces, soit en papiers accompagnés de toutes les garanties nécessaires , la plus grande partie des 200,000 fr. dus depuis si long-temps à M. de Saint-Lux.

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