‹ Aventures d'Alphonse DoriaChapitre 207 sur 232 · LIVRE III, CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE XIII

invitation en répondant à M. Eslève que ma mère étant fort souffrante, je n'étais pas en ce moment d'humeur à me réjouir. Nous brisâmes l'entretien, qui avait eu lieu sur une des marches de l'escaUer; M. Estève monta, et moi je descendis.

La maladie de ma mère n'avait été qu'un prétexte dont je m'étais servi pour me dispenser de me trouver à une réunion qui n'était pas dans mes goûts. Sans être mélancoHque je ne m'associais que difficilement à la pétillante gaieté d'un repas de ce genre ; j'y étais étourdi par le bruit , fatigué par les rires perpétuels , importuné par l'obligation de payer aussi mon écot en plaisanteries libres, attristé à la fin par ce qui faisait la joie des autres. M. Estève venait de me dire un mot qui m'avait prouvé qu'il me connaissait bien et qui avait été une révélation pour moi - même ; c'est que la sensation du plaisir me demeurait inconnue tant qu'elle ne se transformait pa4 en un sentiment.

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