Aventures d'une colonie d'émigrants en Amérique
M* F. Gerstacker 8*eât fait an honorable renom dans k littérature récente de TAlleniagne par ses voyages et par ses romans. En s*éloignant des vertes plaines de la Saxe pour s'en aller sur les lointains océans» il n'a point eu la prétention de continuer l'œuvre scientifique de son célèbre compatriote, M. A. fiumboldt, le noble guide, le patriarche des voyageurs modernes» ni de 8*appliquer aux longues et laborieuses investigations par lesquelles se sont signalés, dans les derniers temps» If. Pœppig, l'explorateur de l'Amérique du Sud, M. Tschudi» & qui nous devons un si charmant livre sur le Pérou, M. le baron de Hûgel, qui nous a fait un tableau complet des romanesques contrées de Kaschmir, M. Wagner, qui Joint une poétique imagination à son austère savoir de naturaliste et va, sans s'arrêter dans son ardeur d'investigation» des montagnes de TAtlas aux flancs du Caucase» et de la cime de TArarat aux chaînes des Alleghanis. Non» telle n^était point Tambition de M. Gerstacker. Mais Tamour des voyages Fentralnait, cet amour qui s'enflamme comme une torche par le mouvement qu*on lui imprime» cette soif de curiosité» cette soif tantalique qui poursuit de région en région le mirage foscinant où elle ne peut se désaltérer.
En continuant ses aventureuses pérégrinations, M. Gerstacker n^est, si je ne me trompe, ni préoccupé de l'idée de mériter» par l'accomplissement de son périple, une chaire de professeur dans une des vénérables universités germaniques» ni séduit par l'espoir d'annoncer dans quelque Gdâiert» Zeitung l'importante découverte d'un nouveau soophy te ou de signaler une erreur manifeste dans les plus récentes descriptions de quelque variété d'orchidées. Mais il a suivi sa vocation de voyageur» et îl a eu le bonheur de voir. Fotr» e^est avoir»
Ce bonheur que ceux-là seuls peuvent comprendre qui l'ont au moîni quelque peu (savouré» ce bonheur l'a em*
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