AO AVENTURES
pendant il s'approchèrent peu à peu , et cette femme accompagna le docteur jusqu'à la porte du jardinier.
— Demain soir, lui disait le médecin , je serai ici à pareille heure, et je ne le quitterai plus.
— Je vous remercie de vos bons soins, monsieur Thaburel, repartit la dame ; je n'ai pas besoin de vous dire combien nous vous serons tous reconnaissants de votre dévoûment.
— Je n'aurais pas hésité à rester ce soir, repartit Thaburel, si#je n'étais obligé de donner un prétexte à mon absence de Rennes. Puis il reprit : D'ailleurs, il faut que je passe à la Prémon-
DE SATURNIN FICIIET. M
trée pour voir le malheureux comte de Perbruck.
— Comment va-t-il ? dit la dame.
— C'est une visite d'adieu que je vais lui faire. Il n'y a plus aucun espoir. -
— Et son père est-il informé de l'état de son iils ?
Y — Je lui ai envoyé deux messagers, tirfiais aucun n'a pu l'atteindre. Vouscom-
[\^. /Sirenez qu'il ne dit pas où il se cache.
La dame ne répondit pas, et Thaburel reprit aussitôt :
— Adieu et à demain. Je ne quitterai plus notre malade.
— Vous le trouvez donc bien mal ? repartit la dame.