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PA PAAETÉCEES
eur perfidie.
élas, quime M de cet inconnu, Alors elle appréhenda de laisses » ne purent " voir son trouble. Continuez, dit-elle à Télémare en vie.— que, ct satisfaites ma curiosité, Télémaque reprit dans lincer+ M ainsi:
cile, où j'a- à 21. Nous eûmes assez long-temps un vent favo
jeté par les # rable pour aller en Sicile; mais ensuite une noire ï ?
us voyez ici M ssein: ilme M enveloppés dans une profonde nuit, A Ja lueur réants monse M des éclairs, nous apetçümes d’autres vaissenux le l’autre la M eXposés au même péril; et nous reconnûmes bientait sur ces M
tôt que c'étuient les vaisseaux d'Enée : ils n'étaient animés con-
Pas moins & craindre pour nous que les rochers, épandraient Je compris alors, mais trop tard, ce que l’ardeur Retournez, d’une jeunesse imprudente m'avait empêché de
que votre:
que vous. —
s'il ne doit ut que vous
considérer attentivement. Mentor parut dans ce danger, non seulement ferme et intrépide, mais encore plus gai qu'à l'ordinaire: c'était lui qui m'encourageait ; je sentais qu'il m'inspirait une re, montrer force invincible. Il donnait tranquillement ‘tous faire voir en les ordres, perdant que le pilote était troublé. ne de régner M Je lui disais: Mon cher Mentor, Pourquoi aï-je Ces paroles À refusé de suivre vos conseils? Ne suis-je pas sez prudent * malheureux d’avoir voulu me croire moi-même à passion. — dans un âge où l’on n’a ni Prévoyance de l'avenir, ivre dans un ni expérience du passé, ni modération pour méntre ses con- M nager le présent? Oh! si Jamais nous échappons se une faute
de cette tempête, je me défierai de moi-même résomption. M comme de mon plus dangereux ennemi; c’est it, Calypse M vous, Mentor, que je croirai toujours, elle croyait |
22, Mentur, en souriant, me répondit : Je n’ai garde de vous reprocher Ja faute que vous avez faite, il suffit que vous la sentiez et qu'elle vous sérve à être une autre fois plus modéré dans vos désirs, Mais quand le péril sera passé, la pré-
mais elle ne : ainsi elle nce à ia vue
tempête déroba le ciei à nos yeux, et nous fümes
mare dd,
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somption reviendra peut-être, Maintenant il faut se soutenir par le courage. Avant que de se Jeter dans le péril, il faut le prévoir et le craindre : mais quand on y est, il ne reste plus qu’a le mépriser. Soyez donc le digne fils d'Ulysse, montrez un cœur plus grand que tous les maux qui vous menacent,
23. La douceur et le courage du sage Mentor me charmèrent, mais je fus encore bien plus sur pris quand je vis avec quelle adresse il nous délivra des Troyens. Dans le moment où le cie!
commençait à s’éclaircir et où les Troyens novs voyant de près n’auraient pas manqué de nous reconnaître, il remarqua un de leurs vaisseaux qui était presque semblable au nôtre, et que la tempête avait écarté. La poupe en était couronnée de certaines fleurs ; il se häta de mettre sur notre poupe des couronnes de fleurs semblables ; il les attacha lui-même avec des bandelettes de la même
couleur que celles des Froyens ; il ordonna à tous
nos rameurs de se baisser le plus qu'ils pourraient le long de leurs bancs, pour n’être point reconpus des ennemis. En cet état nous passèmes au milieu de leur flotte ; ils poussèrent des cris de Joie en nous voyant, comme en revoyant des compaenons qu’ils avaient crus perdus. Nous fûmes même contraints par la violence de la mer d’aller assez long-temps avec eux: enfin nous demeurämes un peu derrière ; et pendant que les vents impétueux les poussaient vers l’Afrique, nous fimes les derniers effors pour aborder à force de rames sur la côte voisine de Sicile,
24. Nous y arrivâmes en effet. Mais ce aue mous cherchions n’était guère moins funeste que
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fa Hotte qui nous faisait fuir; nous ironvâmes sucette côte de Sicile d’autres Troyens ennemis des
Grecs. C'était là que régnait le vieux Acestt sorti de Troie. A peine fûmes-nous arrivés su: ce rivage que les habitans crurent que nous étions, ou d’autres peuples de l’île armés pour les surprendre, ou des étrangers qui venaient s'emparer de leurs terres, Ils brûlent notre vaisseau dans le premier emportement; ils égorgent tous nos Compagnons; ils ne réservent que Mentor et mor pour nous présenter à Aceste, afin qu’il pût savoir de nous quels étaient nos desseins et d’où nous venions, Nous entrons däns la ville les mains liées derrière le dos; et notre mort n’était retardée que pour nous faire servir de spectacle à un peuple cruel, quand on saurait que nous étions Grecs,
25. On nous pré-enta d’abord à Aceste qui, tenant son sceptre d'or en main, jugeuit les peuples, et se préparait à un grand sacrifice. Il nous de. manüa, d’un ton sévère, quel était notre pays et lë sujet de notre voyage. Mentorse hâta de répondre, et lui dit: Nous venons des côtés de la grande Hespérie, et notre patrie n’est pas loin de Ja. Ainsi il évita de dire que nous étions Grecs. Mais Aceste, sans l’écoutet davantage, et nous prenant pour des étrangers qui cachaient leurs desseins, ordonna qu’on nous envoyât dans une
forêt voisine, où üous servirions en esclaves sous ceux qui gouvérnaient ses troupeaux.
26. Cétte condition me parut plus dure que la mort. "Je m'écriai: O roi ! faites-nous mourir plutôt que de nous traiter si indignement : sachez que je suis Télémaque, fiis du sage Ulysse, roi des
se 18 ares
fihaciens; je cherche mon pète dans toutes fes iNers : si je ne puis ni le trouver, ni retourner dans ma patrie, ni éviter la servitude, Ôtez-moi la vie que je ne saurais supporter,
21. À peine eus-je prononcé ces mots, que tout ie peuple ému s'écria qu’il fallait faire périr le fils de ce cruel Ulysse dont les artifices avaient renversé la ville de Troie, © fils d'Ulysse ! me dit Aceste, je ne puis refuser votre sang aux mânes
de tant de Troyens que votre père a précipités
sur les rivages du noir Cocyte: vous, et celui qui vous mêne, vous périrez. En même temps un vieillard de la troupe proposa au roi de nous immoler sur le tombeau d’Anchise, Leur sang, disait-il,isera agréable à l’ombre de ce héros : Enée même, quand il saura un tel sacrifce, sera touché de voir combien vous aimez ce qu’il avait de plus cher au monde,
28. Tout le peuple applaudit à cette proposition, et on ne songea plus qu'à nous immoler. Déja où nous menait sur le tombeau d'Anchise. On ÿ avait dressé deux autels, où le feu sacré était al- Jlumé; le glaive qui devait nons percer était .de- Yant nos Yeux ; On nous avait.couronnés de fleurs, et nulle compassion ne pouvait garantir notre vie; c'était fait de nous, quand Mentor demanda tranquillement à parler au roi. El lui dit :