‹ AvenzoarChapitre 42 sur 92 · C’est la cirrhose hypertrophique · texte numérisé non relu

C’est la cirrhose hypertrophique

Du tympanisme De l’engorgement De l’œdème (^^srU!

C’est sur ce septième traité que se termine le premier volume de Vlqtisâd. L’ouvrage n’est pas complet : A venzoar dit, dans l’explicit, que, si les circonstances le lui permettent, il composera le tome second comme il s’est engagé à le faire. Rien ne permet de dire s’il a tenu sa promesse.

Tel qu’il nous est parvenu, ce premier volume contient quinze iqlisâd; il est probable que le second devait en renfermer autant. Le livre entier aurait donc été formé de trente iqtiçâd ; c’est précisément le nombre des sections du Qoran dont j’ai parlé plus haut. Il est bien possible que le choix de ce nombre ne soit pas purement fortuit et qu’il ait été dicté par un secret désir d’imiter plus complètement la division du Livre sacré.

Après le paragraphe de clôture, on lit encore une assez

longue formule de médicament galactagogue {^y) qui a peut-être été emprunté à quelque autre ouvrage par le copiste.

Ainsi nous apparaît cet ouvrage jusqu’ici presque inconnu des Orientalistes et tout à fait ignoré des historiens de la médecine. En le lisant, on a le sentiment qu’il n’a pas été écrit pour des hommes de l’art et qu’il constitue

1. Avenzoar ne désigne pas cet accident par un terme technique. II se borne b le décrire ainsi ; « Les entrailles se remplissent de Ilaluosilés

grossières » (Ik^ Le tympanisme s’appelle

'^'1, Dans la technologie médicale, le mot ^ ne désigne pas seulement la chair musculaire; il s’applique à tous les tissus. On en trouve un autre

exemple dans l’expression qui désigne 1 anasarque,

c’est-à-dire l’envahissement par le liquide séreux de tout le tissu cellulaire sous-cutané.

plutôt une œuvre de vulgarisation assez analogue à ces manuels que l’on publie de nos jours, à l'usage des gens du monde, La description des maladies y est sacrifiée aux indications thérapeutiques, seules capables d’intéresser des lecteurs moins désireux d’approfondir la science que d’en tirer un parti immédiat et purement utilitaire. Tel qu’il se présente, le Kitâb el-iqlisâd atteint à merveille le but auquel il semble avoir été destiné, et il suffirait déjà à illustrer son auteur si celui-ci n’avait, dans le Teysit\ un titre encore plus marqué à Testime du monde savant.

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