L’imprimeur a écrit « universalione » qui u’a aucun sens
2. tjitléralement « De la gale des paupières » : c’est la blépharite ciliaire dite aussi blépharite furfuracée et désignée parfois sous le nom de « mite des paupières ».
3. Ce chapitre ne concerne pas le symblépharon qui est caractérisé par des adhérences pathologiques établies entre la conjonctive palpébrale et la conjonctive bulbaire. Il est seulement question ici de l’agglutination des paupières produite, par exemple pendant le sommeil, par les sécrétions de la blépharite cilio-glandulaire. A propos du mot sigillatio, je dois faire remarquer que sa racine « sigillum » a donné naissance au verbe « sigillare » et à son contraire « desigillare » d'où nous avons tiré « dessiller ». C’est à tort que Littré fait venir ce mot de « cil » et prétend qu’on devrait écrire « déciller » ; si telle était l’étymologie, « ciller » signifierait garnir de cils, et « déciller » priver de cils. Or il est notoire que ces mots n’ont jamais eu pareil sens. J’estime donc qu’ici l'Académie a raison contre Littré et qu’on doit bien écrire « dessiller ». Le redoublement de l’s initial de la racine est un phénomène fréquent; quant à la disparition du g entre deux i et à sou changement en II mouillés, c’est un fait analogue à celui qui s'est produit dans « veiller» (de v vigilare ») et dans plusieurs autres mots.
De Tagglutination des paupières.
(fol. 64 V®).
Du trichiasis et de l’entropion.
Cap. VIL — De casu palpebrarum.
(fol. 64 v°).
Du ptosis.
Cap. VIII. — De generatione patularum» in palpebris. ^ (fol. 65 r°).
De la phtiriase des paupières.
Cap. IX. — De ordeolo in palpebris.
(fol. 65 r®).
De l’orgelet.
Cap. X. — De fistula lacrimalium.
^ xJl !?— 'Li (fol. 65 r®).
De la fistule lacrymale’.
Cap. XI. — De carne addita in angulo lacrimali.
jJl (fol. 65 V®).
De l'hypertrophie de la caroncule lacrymale*.
1. Le dictionnaire de Dozy traduit^LiJo\ par « dilatation de la membrane palpébrale »; c’est « relâchement » qu’il faut dire. Quant à
il désigne non pas la paupière elle-même mais seulement son bord
libre; en arabe vulgaire il prend le sens de « cil ».
2. Ce mot manque dans les dictionnaires de bas-latin; il est fort bien choisi pour désigner le pou du pubis {phtirius inpainalis) qui est beaucoup plus large et plus plat que le pou de la tête. On sait que le pou du pubis se multiplie parfois dans les cils où il reste généralement méconnu (Cf. Julien, De la phtiriase des paupières, in Mémoires de la Société française de dermatologie et de syphiligraphie, décembre 1891). 11 est intéressant de remarquer que ce détail n’avait pas échappé aux anciens,