‹ AvenzoarChapitre 74 sur 92 · Le sens exact de est « la veine de Médine », Cette · texte numérisé non relu

Le sens exact de est « la veine de Médine », Cette

dénomination rappelle l'aspect que prend la peau soulevée par le parasite comme elle le serait par iiue veine vari(|ueuse. Aveiizoar dit que cette maladie atteint surtout les nègres : ce détail a été reproduit par le traducteur dans le titre latin,

2. Aveuzoai' s’exprime ainsi à propos de ce parasite : « il survient entre peau et chair un ver; on a coutume d'appeler cet accident « inala- « die bovine », à cause de la fréquence de ce parasite chez les bœufs. Ce ver rampe sous la peau, et si le médecin tarde à intervenir, il arrive souvent qu’il gagne l’oeil, par où il sort en détruisant l’organe »

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(pour Ij'iyi , )w>Jia

Il u’est pas possible de décrire plus clairement la cysticercose ])roduite par le cysticerque du t;enia sagiiiata qui vit chez le boeuf et que les médecins modernes nomment » cysticercus bovis » (Cf. Hallopeau et Appert, Pathologie i;énérale. Paris, J. -B. Baillère et fils, l‘J04, iu-8, pp. 126-131). Avenzoar conseille, en pareil cas, de détruiie le parasite par la cautérisation, et de panser la brûlure suivant les règles de l'art.

Cap. XXI. — De vermibus qui oriunlur in inleslinis.

(fol. 170 r°).

Des ascarides lombricoïdes.

Cap. XXII. — De cucurbilis.

^ (loi. 170 r°).

Des lænias.

Cap. XX/II. — De vermibus minulis et parvis qui oriuntur in inleriori parte intestinorum.

(loi. 170 vo).

Des o.xyures vermiculaires.

Cap. XA7K. — De varicibus.

(loi. 170 v°).

Des varices.

Cap. XXV. — De ellelantia.

pb (loi. 170 vo).

De l’éléphantiasis*.

Cap. XXVI. — De cancro.

(loi. 171 1-0).

Du carcinome.

Caj>. XXVII. — De doloribus juncturarum.

jsi (loi. 171 i-o).

Des arthropathies.

1. Cette expressiou siguitie littéralemeut « graines de courges » et désigne, à j)roprenieut parler, les divers segments dont la succession constitue les lænias ; le nom de « cncurbilins » qu’on leur donne en français en est l’exact équivalent.

2. Cette maladie est produite par la « ülaria sanguinis hoiuinis » et diffère complètement de celle qu’on nomme Ces lexicographes ont

rontundu ces deux aU'eclious.

AVENZOAH, SA VIE ET SES fKUVIlES

Cap. WVlll, — De dolore qui fit in subslanlia* inteslini.

Des entérites.

Cap. XXIX. — De dolore (jui fit ex labore et fatigatione. cU'à' (fol- i'°).

Des courbatures.

Cap. XXX. — De podagra quæ arabice dicitur anancras'.

(fol. 172 r°).

De la goutte.

Cap. XXXI. — De scissuris quæ accidunt pedibus et manibus et aliis membris.

(fol. 173 1°).

Des crevasses.

Cap. XXXII. — l^e ægritudinibus unguium.

(fol. 173 r«).

Des maladies des ongles.

Cap. XXXfII. De scialica.

’L-jJl (fol. 173 r").

1. Le mol suhstantia rend très mal le texte : ce n’est pas tonte la << substance » de l’intestin qui est intéressée dans les douleurs de l'entérite; cclies-ci sont dues <à la contraction tétanique de la tunique musculaire de l’intestin. Avenzoar le dit fort bien et il est dommage que le traducteur n’ait pas rendu plus fidèlement su pensée.

2. Corruption de l’arabe liticral en-niqris que le traducteur a lu comme en arabe vulgaire en-na(/ra.‘t.

3. Avenzoar dit que c’est ainsi qu’on appelle couramment celle affection. Le mot i.à est pris ici non pas lians le sens de « vaisseau » mais

dans celui de « libre » ; quant à (duel Ol— pluriel

c’est le nom du nerf sciatique. En réalité, il serait plus logique d’appeler

la sciatique

De la sciatique.

Cap. -\TA7F. — De doloribus hypocondriorum.

• (fol. 173 v“}.

Des névralgies intercostales.

Cap. ATXF. — De aposternatibus quæ liant sub spatula dextra vel sinistra.

>0^1 (fol. 174 r»).

Des verrues séniles à dégénérescence épithéliomateuse.

Cap. XXXVl. — De aposternatibus quæ dicuntur doggaz’.

(fol. 175 v“).

Du panaris.

1, Le mot i, (ou ic) signuie w cote asternale »,

Avenzoar dit que ces douleurs partent des hypocliondres et

s'étendent un peu plus haut.

2. Au sujet de celte maladie, Avenzoar s'exprime ainsi : « 11 peut se produire sur le corps des narlât', ce sont des tumeurs situées sous l'épaule, qui ont tendance à f^agner les tissus profonds et qui naissent du cAté droit ou du côté gauche... Elles surviennent seulement chez les personnes âgées, le plus souvent chez celles qui ont été éprouvées par l’adversité, qui se sont adonnées au travail intellectuel et qui ont été obsédées par les préoccupations : c’était le cas de mon père, à qui Uieu fasse

miséricorde! w CUs:* 03^' *^3

Les petites tumeurs dites « verrues séniles » dont il s'agit ici acquièrent un volume variant de celui d’une lentille à celui d’une fève ; elles siègent à la poitrine et sur le dos, le plus souvent vers les épaules. [,a dégénérescence cancéreuse est rare, mais on l’observe cependant. On a remarqué que, d’une façon générale, les dégénérescences de mauvaise nature étaient plus fréquentes chez les gens éprouvés par les soucis, les travaux et les chagrins.

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