Le mot P*- signifie « graisse
en arabe littéral; en arabe vulgaire il conserve ce sens auquel vient s’ajouter celui de « pommade». Mais dans la langue médicale, il désigne proprement les huiles extraites par expression des graines oléagineuses.
AVENZOAR, SA VIE ET SES Œ-lUVRES
Réglementation des repas, du sommeil, des bains, des rapports sexuels, des exercices physiques.
Saignée : indications qu’elle comporte.
Application des ventouses.
Administration des purgatifs.
Emploi des huiles.
Balnéation par l’eau douce et par l’eau salée.
Parfums : manière d’en faire usage.
Vêtement.
Climats; habitation.
Eaux courantes; réservoirs.
Literie.
Hygiène des dents, des yeux, des ongles, de la chevelure; moyen de faire disparaître les pellicules*; hygiène de l’haleine; hygiène de la peau‘.
Moyen de se préserver de la goutte.
Moyen de protéger l’embryon dans l’utérus.
Hygiène infantile.
Étude des divers organes des volatiles et des animaux qui marchent, au point de vue de leur syncrasie et de leurs propriétés : la tête, les mamelles, les membres antérieurs, le péritoine, le cœur, le foie, la rate, les poumons, la panse, le gésier, les rognons, les testicules, la cervelle, la moelle épinière, la moelle osseuse.
Qualités de la chair des animaux selon qu’ils sont fatigués ou non.
Propriétés particulières de la chair des animaux selon la saison où elle est consommée.
Graisses.
Conditions à réaliser dans un bon feu de cuisson.
1. Avenzoar désigne les pellicules pariîLjLsr-^ qui signifie littéralement « son ». Ce mot répond donc exactement au grec uirupov d’où nous avons tiré le français « pityriasis », et au latin « furfur n d'où dérive l’adjectif « furfuracé ».
2. L’auteur désigne ici la peau par le mot qui signifie littérale-
ment « épiderme ».
Ustensiles de cuisine.
Précautions à prendre en ce (|ui concerne les aliments avant de les servir.
Aliments que l’on prépare à l’eau, au miel, à l’huile.
Des pierres (|u’il est utile de porter en chaton de bague ‘ : le rubis, l’émeraude, la cornaline, le bézoar, là turquoise.
Les épidémies.
C’est sur ce chapitre que prend fin le Kitâb el-ardiyà. On voit qu’il peut être considéré, tout à la lois, comme un Traité de matière médicale et comme un code d’iiygiène, en particulier d’hygiène alimentaire. Il est à remarquer qu’en ce qui concerne les médicaments, l'auteur indique seulement leurs propriétés fondamentales au point de vue de la froideur ou de la chaleur, de l’humidité ou de la sécheresse*. Il n’entre pas dans le détail de leur préparation, et ainsi son livre ne fait pas double emploi avec l’Antidotaire annexé au Teysir.
Ce n’est pas là comme le suppose Steinschneider une œuvre de début. On y trouve des faits d’expérience per-
1, « Porter une bagne à clialon » se dit en arabe takatlama 5 ;
c’était une lial)itude fort courante au moyen âge On gravait généralement sur le chaton un mol magique ou le nom du propriétaire, qui se servait de celle pierre pour apposer son sceau [hâtam, De là le nom de
« médecine des signatures » donné à ce procédé de préservation. De nos jours, on vend encore, dans tous les pays de civilisation orientale et notamment en Algérie, des pierres de ce genre. Les turquoises sont les plus recherchées. On y lit généralement le mot arabe fedâ (i. e. rançon), gravé en creux, le plus souvent en caractères ta'lîq, et enluminé d’une dorure. Avenzoar dit, à propos de la turquoise, que « celui qui la porte en chaton n'est exposé à mourir ni par assassinat ni par submersion, et reste toute sa vie indemne ». La cornaline et l’onyx vert jouissent aussi d’un notable crédit. On sait que, dans l’ancienne Égypte, celte dernière pierre servait à la fabrication de cachets auxquels on donnait la forme d’un scarabée et sur lesquels on gravait des hiéroglyphes. Le souvenir de cet usage s'est perpétué jusqu’à nos jours dans le monde musulman; si bien que, dans le dialecte barbaresque, le mot kenfnsà, qui signifie « scarabée », sert aussi à désigner une signature ou un parafe.