Histoire de la médecine arabe, op. laud., t. II, p
4. C'est la date admise par Keuan [Averroès et l'Averroisme, op. laud,, p. 362). Le D» Lucien Leclerc adopte le chiffre de 1126 (Histoire de la médecine arabe, t. II, p. 98). Quant à Ibn Abî Osaybi'à, il donne la date de la mort, au début de l'année 598 11.(1201-1202 C), sans indiquer ni l'âge ni la date de la naissance. D'après Renan, Averroès serait décédé en l'an 1198 C.
saient ces savants, parle bien de liens d'amitié, mais nullement de rapports de maître à élève. Ce qu'il y a de vrai, et c'est de là probablement que vient l'erreur de Wiistenfeld, c'est qu'Averroès, lorsqu'il composa son « Livre des généralités », pria Avenzoar d'écrire un « Livre des particularités »* qui formât le complément du sien. Il s'agissait d'étudier « les maladies une par une et les organes un par un ». Avenzoar accéda à ce désir, et c'est ainsi que naquit le Teysîi\ ouvrage dans lequel l'auteur a réuni, comme le dit très justement Averroès dans ses Kulliijât^ a la thérapeutique, la séméiologie et l'étiologie ))^
Malgré tout son talent, Avenzoar n'échappa peut-être pas aux flèches de la satire. Ne serait-ce pas à lui qu'un poète décocha cette plaisante épigramme : « Dis à la peste : Toi et Ibn Zohr vous excédez les bornes de la malice! Ménagez un peu les humains : l'un de vous deux pourrait suffire! ))^ Ibn Kallikân qui cite ces vers ne nous dit pas s'ils visaient Avenzoar; il se borne à déclarer qu'ils s'appliquaient à l'un des membres de la famille surnommé Abu Zeyd et dont il n'indique pas le nom. Ce renseignement est loin de nous satisfaire, car nous ne con. naissons aucun personnage, dans cette lignée, qui ait porté un tel surnom. Pourtant Ibn Kallikân ajoute qu'il a trouvé plus tard cette épigramme attribuée à Abu Bakr Ahmed ibn Mohammed El-Abyad, qui mourut en 544 H. (1149-1150 C), et qui était, par conséquent, contemporain d'Avenzoar mort en 557 H. (1161-1162 G.). Il est donc probable que c'est celui-ci que le poète voulait atteindre.
Dans tous les cas, les attaques de ce genre n'éloignèrent pas de lui les hommes désireux de s'instruire; Ibn Abî Osaybi'à nous cite les plus brillants de ses dis-