‹ Avenzoar, sa vie et ses œuvresChapitre 26 sur 80 · a 8oll lateinisch gcdruckt sein · texte numérisé non relu

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3. Il porte dans le catalogue de Casiri le n» 839 et est actuellement coté 84 't.

4. Il est contenu dans le ms. n« 29()0 qui rcuferme également le Tejrsir et le Kitâh et-ardiyd.

52 AVENZOAR, SA VIE ET SES dËUVRÈS

sion qu'il a commise en négligeant de citer le Kitâb el-iqtiiiâd dont il a été déjà question dans la biographie d'Avenzoar et qui sera étudié plus loin. C'est pourtant un livre de réelle importance, que la Bibliothèque nationale de Paris possède en manuscrit sous le n° 2959.

En résumé, de toutes les productions de notre auteur, nous ne possédons plus aujourd'hui que trois ouvrages : Le Kitâb el-iqtisâd, le Teystr et le Kitâb el-ardiyà^. J'ai établi déjà que le premier vit le jour en 515 H-. (1121- 1122 G.). Quant aux deux derniers, leur âge reste indéterminé. On doit observer toutefois que le Teystr peut avoir été composé entre 1121 et 1162, tandis que le Kitâb elardiyà ne peutl'avoir été qu'entre 1130 et 1162 : j'en exposerai plus loin les raisons. Il importe maintenant d'examiner dans le détail chacune de ces œuvres.

1. Sleinschneider [Die hehrxischen Uebersetzungen des Mittelalters, op. laud., p. 750) signale bien aussi un manuscrit hébreu dont le titre signifie « Sur la différence entre le miel et le sucre », et il exprime l'avis que ce traité a été vraisemblablement traduit en latin par Jacob l'Hébreu, l'interprète du Teystr. Cette traduction serait conservée dans le manuscrit de Vienne n" 5195 qui contient un opuscule intitulé « Abamaruan, « Liber medicinœ ad regem Abenzoar sive libellus Abenzoar de melle et « saccharo, interprète Jacobo hebrœo Coanso ». Au milieu de l'imbroglio des noms propres, il est difficile de savoir quel est le véritable auteur; mais s'il s'agit bien d'Avenzoar, il est probable qu'on est en présence d'un simple extrait du Kitâb el-ardiyà. Quant au manuscrit latin 972 de la Bibliothèque de l'Arsenal, à Paris, signalé par le catalogue comme contenant une œuvre d'Avenzoar, et portant comme titre « Liber de conservacione [sic) corporis seu de regimine sanitatis » c'est la traduction établie par Arnold de Villeneuve d'un ouvrage d'Abû 'l-'Alâ', père de notre auteur, désigné au moyen âge sous le nom d'Aboaly AvenzoarJ ce nom est nettement écrit au folio 134 r. C'est cette traduction qui a été publiée à Bàle, en 1618, par Georges Schenck et dont une version hébraïque existe en manuscrit à la Bibliothèque de Bologne, sous le n" 20'.

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