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l'œuvre, il est indispensable d'examiner, en suivant l'ordre des chapitres, quels sont les organes et les maladies étudiées dans le Kitâb eliqtisâd; c'est à quoi je vais maintenant m'attacher*.
Traité I,
Pol. 4 r à fol. 18 V.
De la langue et de la bouche.
Des tumeurs (^|^j').
Du chancre (jJ^I).
De la distorsion de la bouche, dans la paralysie faciale
De la paralysie de la langue (pU.ju-!). Des dents.
Traité II.
Fol. 19 r à fol. 35 v.
Des yeux et des maladies qui les affectent. De la blépharite cilio-glandulaire (j.^ Jl). Du ptérygion (g.j h )])'.
i. Pour éviter les longueurs, je ae citerai en arabe que les mots techniques et les explications tirées du texte qui peuvent intéresser les arabisants.
2. Sur le sens de ce terme fort mal expliqué par les dictionnaires, cf. Ali ibn Isa, Erinnerungsbuch fur Augemirzte, aus arahi.ichen Handschriflen ubersetzt und ertàutert von J. Hirschberg und J. Lippert (Leip-
zig, Veit, 1904, in -8), p. 173. — Le mot syut est encore employé de nos jours par Icrs oculistes indigènes de l'Afrique mineure qui le prononcent '/«//à; cf. IJ' Uercle, De la pratique de notre médecine chez les Arabes (Alger, Jourdan, 1904, ia-8), p. 130. — Il faut remarquer que 'ijjLJ» se
Du pannus (J^JJ!)'.
De l'induration des paupières (L....g^!).
Du picotement (LSlarJ!).
De la taie de la cornée (^IJ!).
Des prunelles (v^^>J^i).
Du strabisme (,^^s:'\V).
De la cataracte (iJj-^JI).
Traité III,
Fol. 36 r à fol. 58 r.
Des maladies des oreilles.
Des maladies du nez :
a) Du coryza {Xy\).
b) Des polypes [^j\\ j^Û\).
c) De l'épistaxis (^^WJi).
Des maladies du front.
Des maladies du cuir chevelu.
a) De l'alopécie (v,^l»i)! s.\^).
rattache logiquement par sa signification à la racine j-A-là (égratigner); eu effet, dans le ptérygiou, la partie épaissie de la conjonctive prend la forme d'une griffe dont la base correspond à la caroncule lacrymale et la pointe à la cornée, et qui semble ainsi menacer l'iris et la pupille.
1. On sait que cette inflammation de la cornée entraîne la formation d'un réseau vasculaire plus ou moins adhérent à l'organe, qu'il recouvre en partie. C'est ce que veut exprimer Avenzoar quand il dit : « Ce sont
des veines qui se remplissent d'un sang épais (liLjLfi Lo^ I ) ,,,"V i^«-a). Les médecins arabes parlent de l'accumulation d'un sang épais là où nous dirions aujourd'hui qu'il y a stase veineuse.
b) De l'herpès tonsurant (JLl^i pb)'.
c) Des poux (Jv^l).
d) Des lentes (v^^i^-^aJl).
e) De la canilie (.^^.wJiJI).
/) De la teinture des cheveux.
Des maladies de la face.
Traité IV.
Fol. 58 V à fol. 84 v.
Du cou.
Des mamelles.
Des aisselles.
Du bras. — L'auteur parle ici notamment de la contracture due à la présence d'une tumeur qui excite le nerf*, et de la contracture due à une cause autre que l'excitation du nerf*.
Des fractures du bras.
De l'écrasement des doigts («jL^^ ^.L?).
De la hernie (^-;-.?).
Du développement exagéré {\>j-sl^\ jJJCJl) de l'abdomen.
De la réduction exagérée du volume (LjJaL^Jl ^i^l) de l'abdomen.
1. CeUe expressioD que ne racntionne aucun dictionnaire se retrouve dans le Teystr (Traité I, chap. iv); en parlant de cet ouvrage, j'aurai l'occasion d'y revenir et de montrer de quelle curieuse manière le traducteur latin a tenté de la rendre.
Des borborygmes (s^JX)!).
De la colique {^Jiiy}\y. — Avenzoar distingue, d'une part, les douleurs dues à l'existence d'un abcès profond (abcès péritonéal), et il conseille d'inciser; d'autre part, les souffrances causées par de simples flatuosités (iJàié ^^j)-
De l'atrophie testiculaire (^^^x-^i-JI j*-^)-
De l'anorchidie {^.^x^:a^\ ^J-c).
De la spermatorrhée et de l'émission (,__^Jj) irrégulière de la liqueur séminale.
De la fétidité {^\).
De la brièveté ou de la longueur exagérée de l'utérus. Avenzoar déclare qu'il n'est pas de remède à cette malformation* : c'est de l'allongement hypertrophique et du raccourcissement du col de la matrice qu'il veut parler.
De l'éloignement de l'utérus (j h ,; '!)*.
De l'induration de l'utérus (LbLJI).
De la flexion de l'utérus (^làJ!).
Du rétrécissement du col utérin (^U:ià.'^!).
Des emménagogues (ct-^-^-Ui s»^-^ "^-^^j^ ^ J^'-^)-
1. Le dictionnaire de Kasimirski, tout en indiquant que ce mot est persan, le vocalise ^^ÎJ^â ; or les lexiques persans n'admettent que
deux lectures ; .»LJ«à et . ^ K \.,
3. C'est une malformation dans laquelle le museau de tanche et la vulve sont séparés par une distance anormale. Le verbe Uaj, dont^kJ est le ma§dar, signifie « être situé à une grande distance ».
Des pertes (Li>L;s^^^ft).
Du flux menstruel (,^i^^.JJ! aL^I).
Du prolapsus de la matrice (;► jU. ^1 -.jjLl).
Du chancre de l'utérus (ii^^l). — Avenzoar dit que la guérison en est extrêmement difficile.
Des tumeurs {^\jj^\).
De l'anaphrodisie. — A ce propos, l'auteur distingue parfaitement l'impuissance (.Li^'^! LJLi) de l'aspermatisme (pUJÎ iJLi) et de l'anaphrodisie proprement dite ou inappétence sexuelle (is»^)! LLà). 11 donne la formule d'un électuaire aphrodisiaque qui convient aux malades atteints de ces aff'ections.
Des végétations de la verge (Jia^'^l J^U')'.
Du chancre (iK^i) de la verge.
Traité V.
Fol. 86 V à fol. 104 v.
Des maladies du fondement (ii.v«9 <Ji vji^M).
1. Le» dictionnnaircs donnent pour le mol Jjt-j (ou J*J»-j) le sens de verrue : c'est une traduction beaucoup trop étroite. On peut déjà observer que, dans le langage, ce terme désigne couramment le « poireau », c'est-à-dire une production épidermiquc qui, bien qu'analogue à la verrue par son origine histologiquc, en diffère notablement tant au point de vue de l'aspect qu'à celui du traitement dont elle est justiciable.
En réalité^ la technologie médicale entend par J[^Li' toutes les produc tions cpidermiques anormales qui sont bénignes et indolores.
Des végétations (JJly:)!)' du fondement.
De la tumeur {^jj\) du fondement.
De la blessure (^1^!) du fondement.
Des maladies des jambes.
De la luxation (dJLaJ!).
Delà luxation tibio-tarsienne (^LJlj JLa.j| jus ^ssi\ viJb)*.
Des blessures des orteils.
Des durillons de la plante du pied (c.U3! ij^)'.
Des meurtrissures causées par l'entre-choquement des
pieds (^Lyj'^!).
De l'écrasement des orteils en flexion sur le pied if«-la a)
De la friabilité ( .LiCj') des ongles *.
1. C'est le pluriel vulgaire (pour LJLi'); il est formé comme si la deuxième lettre du singulier ne portait pas de hamzà.
2. Avenzoar ne distingue pas entre la luxation tibio-tarsienne et la
luxation sous-astragalienne. On pourrait songer ici à l'une ou à l'autre,
puisque le mot aj^à désigne le pied dans son ensemble sans s'appliquer
d'une façon particulière à aucun des os qui en constituent le squelette.
En l'absence de toute précision, je m'en tiens au sens rigoureux du texte
« Luxation du pied au point où il s'attache à la jambe », et je traduis par
luxation tibio-tarsienne parce que c'est celle où les rapports des os du
pied entre eux ne subissent aucune modiûcation.
3. Kasimirski ne note pas, pour le mot cU, le sens de »< plante du pied ». C'est là pourtant une signification qu'il affecte couramment dans
le langage et à laquelle il convient de rattacher la cinquième forme ^^^ « marcher sur le bord externe de la plante du pied (comme on ferait sur un sol hérissé d'épines) ». Cf. Beaussier, Dictionnaire pratique arabefrançais (Alger, Jourdaa, 1887, in-fo).
4. On sait aujourd'hui que cette affection est produite notamment par le trichophyton tonsurans ; elle porte le nom d'onychomycose trichophytique. Cf. Duhring, Traité pratique des maladies de la peau (Paris, Masson, 1883, in-8), p. 720.
De la cannelure {±^) des ongles*.
De l'onychogrypose (iLiit'^î <^)-
Traité VI.
Fol. i05 V. à fol. 121 V.
De la gale {y^À\).
Des furoncles (^L4!)».
Des tumeurs {^^^\).
Des traumatismes (o>Ls.LsJi) et des inflammations diverses
qu'ils déterminent (l^ U.lj).
Des coups de fouet {\syJi\i v>^î)* et des ecchymoses
( .t^!)* consécutives.
De la lèpre blanche (ja^j'i!! ^^!)^ De la dartre farineuse (^a^'^i s.^à^j)'. De la lèpre noire (:>j~."^! ,^^^1) '.
1. C'est un phénomène fréquent chez les sujets atteints d'hypertrophie unguéale.
2. Ce mot qui est l'équivalent exact du français « clou » n'est pas men« tionnc par Kasimirski dans cette acception.
3. Il ne s'agit pas ici de la brusque rupture d'une varice interne, mais bien des suites des coups appliqués avec un fouet : on sait que c'est un supplice fort usité chez les Musulmans particulièrement au Maroc.
1. Le mot ■2j\*J\ nittéralemcnt « couleurs ») désigne bien ce que nous appelons « ecchymoses»; mais tandis que le terme français rappelle, par son étymologie grecque, la formation de la tache ecchymotique, le mot arabe fait allusion à ses tonalités successives.
5. A la lèpre blanche on opposait autrefois la lèpre noueuse dite aussi
lèpre tuberculeuse et appelée en arabe judàtn [^\X^- l^-e barai (^»J) s'appelait en latin « morphea alba » ou « vililigo alba ».