Bibl. Bodl., n» 628. — Bibl. Méd., n
2. De Slane {Catalogue des manuscrits arabes de la Bibliothèque nationale) donne des dimensions un peu supérieures (0™,255 sur On», 195) parce qu'il a mesuré les marges. J'ai dit plus haut quels inconvénients présente ce système de mensuration.
3. ^\ J^V^ ^.jj)^\ ^-J^^ ^r^'^l? »\3\jJ=\ ^^ j.yu^.^\ ^^iXS <OlJ\ A^^ ybj ^^ vi)OJL\ J-^s£ C>\^yc. Le souhait qui termine cette formule ne s'emploie qu'en parlant des personnes décédées; il suftit donc à montrer que le manuscrit est postérieur à la mort d'Avenzoar. La date qui figure à la fin confirme cette démonstration.
d'anecdotes et de formules qui pourraient bien avoir été mises à cette place par le scribe. Dans ce préambule figurent quelques recettes cabalistiques : elles appartiennent à la catégorie de ces traitements que Steinschneider appelle « die sympathetische Heilungsmittel », si goûtés au moyen âge et désignés par les historiens sous le nom de « médecine des signatures ». Ces hors-d'œuvre s'étendent jusqu'au folio 53 v ; c'est là vraiment que le livre débute par la phrase : « Je commencerai, avec l'aide de Dieu, par la mention des maladies de la tête les plus habituelles ))*.
A l'étude des affections et des méthodes thérapeutiques fait suite un formulaire désigné sous le nom de Jâmi\ c'est-à-dire « Collecteur »*, et annoncé par l'indication suivante : « Cette partie s'adresse à ceux qui ignorent la médecine théorique aussi bien que ses applications pratiques. Elle renferme les moyens de traiter, grâce à la toute-puissance de Dieu, par les potions, les électuaires et les pommades, les maladies et les accidents qui peuvent atteindre le corps ))'.
Enfin l'ouvrage se termine par ces mots : « Le livre a été achevé avec la permission de Dieu, à Barcelone, au milieu du mois de Safar de l'an cinq cent soixante et un*. Louange à Dieu, le Maître des mondes »»,
On voit que ce manuscrit est presque contemporain d'Avenzoar puisqu'il fut établi quatre années seulement
2. L'expression « ReceUes collectives », encore employée de noa jours par quelques auteurs de formulaires, est à peu près l'équivalent de ce titre arabe.
U-4 oLaM^ (»ic) ^;^l«--»^ ^^ijLj CjLa.^ ^ jJ-^X<io ,^^LLoJ\ 4. Correspondant au mardi 21 décembre 1165 de l'ère chrétienne.
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après la mort de l'auteur. C'est sur des copies semblables à celle-ci que furent préparées les traductions latines dont nous allons nous occuper.
Les Traductions.
1° Traductions hébraïques.
C'est par l'hébreu que le Teysir passa d'abord pour parvenir à la connaissance des médecins européens. Steinschneider signale une traduction hébraïque sans date, due à un anonyme et contenant un Antidotaire correspondant à celui des manuscrits de la Bibliothèque Bodléienne et de la Bibliothèque nationale de Paris. Cette version existe en manuscrit à la Bibliothèque de l'Académie de Leyde*.
Une autre traduction vit le jour au moyen âge. Steinschneider affirme qu'elle fut connue en Italie vers 1260, mais, en proposant cette date, il ne dit pas sur quoi il fonde son opinion; il pense" que c'est sur cette version hébraïque que Jean de Capoue établit la traduction latine dont il sera question plus loin. Il est probable, en effet, que le texte hébreu qui servit à Jean de Capoue n'est pas celui de Leyde, car sa traduction latine ne contient pas l'Antidotaire qu'il n'eût pas manqué d'ajouter à son livre s'il avait eu le moyen de le faire. Mais jusqu'ici on n'a pas trouvé trace de la version hébraïque qu'il mit en latin.
2° Traductions latines.
On a vu plus haut que le nom d'Avenzoar a été transcrit d'une foule de façons différentes; de même le titre de son
1. Moritz Steinschneider, Die hebràischen Uebersetziingen des Mittc lalters, und die Juden als Dolrmtscher (Berlin, Kommissionsverlag des bibliographischen Bureaus, 1893, in-8), t. II, p. 748.