‹ Avenzoar, sa vie et ses œuvresChapitre 45 sur 80 · LIBER PRIMUS · texte numérisé non relu

LIBER PRIMUS

Tractatus PRIMUS, — De aegritudinibus capilis.

^\Ji\ Jlc (fol. 53 vo)«.

Des affections qui siègent à la tête.

CapUulum primum. — De scabie capitis.

(jy,^L^ LlU j^^yi ^.^) (fol. 53 v«).

De l'eczéma séborrhéique (de Unna) et de l'eczéma chronique infantile ^ Cap. II. — De tinea capitis.

^Jij|'(fol. 54r«).

De la teigne.

Cap. III. — De alopicia.

<J^\ Pb* (fol. 54 r").

De l'alopécie.

Cap. /K. — De thiria\

lZl\ *b (fol. 54 ro).

De l'herpès tonsurant.

1. Après le terme arabe, j'indique la page du manuscrit où il se rencontre.

2. C'est l'afFeclion connue sous le nom usuel de croules de lait. Le traducteur latin a iiinin 7-37* par « sctthies » qui signifie « gale ». On trouvera ce mot eiii|,lo\c ,ivec son véritable sens, 1. I, tr. 8, ch. iv.

3. Cf. le participe ^^^k^ qui signifie « teigneux » eu arabe vulgaire de Syrie; les Arabes d'Algérie le remplacent par ^^U>^, '

4. L'expression arabe siguifiaut « maladie du renard » est l'équivalent exact du français alopécie qui dérive soit de àXwitr.Ç (renard), soit de à>(i>7cexr) (peau de renard).

5. Le dictionnaire de Uu Cange ne mentionne pas « thiria »; il donne seulement « tliirus, serpens vencnosissiuiu» de quo lit ihiriaca (a Gra-'co

Cap. V. — De calvitie.

AJ\ (fol. 54 v«).

De la calvitie.

Cap. VI — De scissura capillorum.

jx^\ uâ-^li (fol. 54 v").

De Taplasie moniliforme des cheveux ou nionilithrix*.

Cap. VII. — De sahaphat.

■isL^J] (fol. 54 vo).

De l'acné.

Cap. VIII. — De canitie capillorum.

jjfiJ) ^ ^y ij^-rr^ {^o\. 55 r°).

De la canitie partielle.

Cap. IX. — De mala dispositione et figura capillorum.

bj^y yi. j> jxlSS oIjIJ (fol. 55 v°).

De l'implantation anormale des cheveux (asymétrie capillaire).

6yip, ÔYjpôc) ». L'expression arabe signifiant « maladie du serpent» a donc été assez heureusement rendue par « thiria », dérivé de « thirus ». Il est à remarquer que le terme moderne « herpès », quoique tiré d'une autre racine grecque, a exactement le même sens, le verbe epitu signifiant « je rampe », L'affection du cuir chevelu dont il s'agit ici a été ainsi nommée à cause de sa marche rampante, à direction capricieuse, à allure « serpigineuse », comme on dit aujourd'hui. C'est, d'ailleurs, l'explication que donne le Teysir-^ on lit, dans la traduction de Paravice : « Et dicitur thiria eo quod depilatio cutis fit per viam tortam ». « Thiria » est un des nombreux mots dont on pourrait enrichir les dictionnaires de bas-latin en dépouillant les traductions d'Avenzoar et en les comparant au texte original. Quant aux dictionnaires arabes, ils restent muets sur l'expression i,^\ ft \j.

1. Cf. Hallopeau et Leredde, Traité pratique de dermatologie (Paris, Baillère et fils, 1900, in-8), pp. 165-167.

Cap. X. — De furfuribus capitis.

hy;i\ (fol. 55 v°).

Du pityriasis alba simplex*.

Cap. XI. — De pediculis.

J^l (fol. 56 r°).

Des poux de la tête.

Cap. XII. — De lendibus.

s,lj^Jl (fol, 56 ro).

Des lentes.

Tractatus II, — De aegritudinibus capitis accidentibus ex extrinseco sicut a percussione.

îjUrJLlj JJ!j,;S.Lj >j:^Lrs.L4.! yi> f^U^ ^ ^j-*jI»

^l^ll^ (fol. 56 r").

Des blessures qui peuvent être causées à la tête par les agents extérieurs tels que pointes, pierres ou morceaux de bois.

Tractatj's II f. — De negritudinibus capitis*. ^U' jo^/ (fol. 57 v°).

Des maladies de la tête.

1. C'est l'aflection cutanée qui donne nainsance aux pellicules,

2. Dans la traduction latine, le titre de ce traité est semblable à celui du traité I. .Mais Avenzoar distingue entre LU et Jf,\y^\ : le premier mot désigne les afTections externes bénignes uu les inlirmitcs ; le second s'applique à des maladies internes et plus sérieuses. Ce troisième traité est consacré aux maladies de l'encéphale.

Cap. I. — De dolore capitis ex frigiditate.

^J^\ ^.^ ^j& j^yi «.çsj (fol. 57 vo).

De la céphalée provenant de la froideur*. Cap. II. — De dolore capitis ex caliditate.

sj\jl\ w^^ ^ (^yi ^j (fol. 57 v»).

De la céphalée provenant de la chaleur. Cap. fil. — De dolore capitis ex humiditate,

'Llji\ ^^^ ^ ^\ji\ «^j (fol. 57 v°).

De la céphalée provenant de l'humidité.

Cap. IV. — De dolore capitis ex siccitate.

^\ ^^ ^ ^\^\ ^^ (fol. 58 ro).

De la céphalée provenant de la sécheresse. Cap. V, — De apostematibus panniculorum capitis.

^\ ^^^ ^JJI pkiJ! .\j^\ (fol. 58 r°).

Des tumeurs extra-crâniennes*.

Cap. VI. — De apostematibus cerebri'.

1. Dans ce chapitre et dans les trois suivants, il ne s'agit pas de l'étal atmosphérique mais de la qualité des humeurs, d'après les conceptions de la médecine galénique.

2. La traduction latine emploie le pluriel <.< panniculorum » pour traduire le singulier 6L.<ix ft du texte original, et c'est avec raison; car le terme arabe qui signifie « membrane, enveloppe, tégument » convient aussi bien à la peau du crâne qu'au périoste, si bien que, dans ce chapitre, on ne distingue pas les abcès sous-périostiques des abcès souscutanés.

3. Le titre latin n'indique pas assez nettement les matières contenues dans ce chapitre. J'ai traduit À-^.-«i.i\ par « membranes intra-cràniennes » pour me tenir aussi près que possible du texte arabe; ces membranes ne sont autres que les méninges, puisque la face interne des os du crâne est dépourvue de périoste et que la dure-mère en tient lieu.

jw...a.) ç,UjJ! t*j9> (*')JL5 /•^' >-:^-^' s;-^' '^^;^-^l (»')j'

(fbl.58r«).

Des tumeurs des membranes intra-crâniennes et de la substance cérébrale proprement dite.

ÏRACTATUs IV. — De œgrituJinibus aurium.

^i^l j^\j.\ (fol. 60 ro).

Des maladies des oreilles.

Cap. 1. — De apostematibus aurium.

j^ibJI >Jy (fol. 60 r").

Des tumeurs des oreilles.

Cap. IL — De dolore au ris.

^3^1 ^j (fol. 60 vo).

De Totalgie.

Cap. ni. — De gravedine auris.

^\ >* (fol. 61 ro).

De la diminution de l'acuité auditive.

Cap. IV. — De percussione auris.

^ibî! ^..^jsrl «.Jt Jii' (fol. 61 ro).

De la diminution de l'acuité auditive causée par le choc des pierres.

Cap. V. — De grossedine auris.

M^J! (fol. 61 ro).

De l'épaississement anormal du pavillon de l'oreille chez les gros mangeurs.

Tractatus V. — De aegritudine' nasi.

^'^\ j^^y^ (fol. 61 ro).

Des maladies du nez.

Cap. I. — De privatione odoratus.

(fol. 61 ro).

De l'aiiosmie.

Cap. II. — De fetore narium.

^^i ^ (fol. 61 vo).

De la fétidité due aux mucosités qui s'accumulent dans le nez (ozène).

Cap. III. — De excoratione ex scabie quae fit in naribus. ^bî! J^!j5 ^\p\ (fol. 61 vo).

Des chancres des fosses nasales.

Cap. IV. — De polipo quod multotiens* nominatur. S=^p\ jjâ\ (fol. 61 V»).

Du polype.

Tractatus VI. — De aegritudinibus oris.

^\ jo\y>\ (fol. 61 V°).

Des maladies de la bouche.

1. On ne sait quel caprice a amené le traducteur à employer le singulier.

2. Ce mot qui manque dans Du Gange est cité dans le dictionnaire de Freund; mais le sens qu'il prend ici n'y est pas indiqué.

Cap. I. — De diminutione et corruptione sensus linguœ.

^jjJî ^j.^ jl^ (fol 62 r").

De la diminution et de la dépravation du sens du goût. Cap. II. — De apostemate» seu inflatione linguae.

^U3I j> j.j^^ ^JJI ixJJ! ^ ^j\i\ ^\ ^\ .jj\

(fol. 62 ro).

De la tumeur de la langue, ou de son épaisseur anormale (macroglossie).

Cap. /IL — De duritie et diffîcultate motus linguae. .LJJ! iS^js. w^tj ^^!^*^ (fol. 62 l'O). De l'insensibilité gustative et de la parésie linguale.

Cap. IV. — De apostematibus amigdalarum gulae. Vj^j^iifV^y (fol.62ro).

Des tumeurs de la luette et des amygdales'. Cap. V. — De bothor'.

*^j/j A/'ljjlj ^1 j^b (fol. 62 r").

Des aphtes, des tumeurs et des ulcères de la bouche.

1. Le traducteur latin a employé improprement apostema qui sigailic <( abcès », au lieu de tumur qui reud exactement fj^.

2. 11 est à remarquer que le titre latin ne fait pas mention de la luette. En outre, ^^jj\ est rendu par apostemata qui signifie « abcès » et non « tumeurs ».

3. On a ici un nouvel exemple de ces mots techniques qui ont été simplement transcrits par le traducteur et qui restent inintelligibles pour le latiniste.

Cap. VI. — De conquassatione denlium.

^Ll^^! jtp»! (fol. 62 r°).

De lébranlement des dents.

Cap. VII. — De perforatione dentiutn.

J^^\ ^sfi (fol. 62 v«).

De la carie dentaire.

Cap. VIII. — De stupore vel alligatione vel congelatione denlium*.

J^-^-iS ^^ (fol. 62 v«).

De l'agacement des dents.

Tractatus VII. — De œgritudinibus labiorum et oris'.

J!5 ïlaiJI j:>\y\ (fol. 62 V°).

Des maladies des lèvres et de la bouche. Cap. I. — De scissuris labiorum.

ïUd.3! ^jI-LJ (fol. 62 v").

Des gerçures des lèvres.

Cap. II. — De alcola^

a^\ (fol. 63 r°).

1. Les trois ablatifs que le traducteur a réunis daas ce titre ont un sens unique, car, dans ce chapitre, il est question seulement de l'agacement des dents qui, d'après Avenzoar, « est produit par l'usage de mets acides (^Lia^U2\ ^^j«Ul) ou astringents (X-ô^liJ\ ^^aLJ\) ». L'auteur indique le remède qu'il applique à cet accident. « Quant à moi, dit-il, je me borne à employer le pourpier, choisi dans cette espèce qui est presque complètement dépourvue d'acidité (^ijLft-J\ ^^ L»JiX-i«j\ L^\ li\«

àJo^ <0 ^Xs^^l ^^^ (3>3J\ fr^\ viCJj ^ fiLi,«.^\) ...

2. Ce Traité n'est que la suite du précédent; le traducteur aurait donc pu se dispenser de l'en séparer.

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