‹ Avenzoar, sa vie et ses œuvresChapitre 44 sur 80 · sic · texte numérisé non relu

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2. Il ne faudrait pas se laisser tromper par le Catalogue des manuscrits de la Bihliothèi/ue de l'Arsenal, à Paris, publié chez PIou en 1886. On y voit ^t. II, p. 201, n*> 972) la mention d'un ouvrage de médecine traduit en latin par Arnold de Villeneuve et attribué dans la table à a Aben> Zohar ». En réalité, on se trouve en présence d'un traité d'hygiène dû à Abii 'l-'Alà*, que le traducteur latin appelle Aboaly. Ce livre est divisé en trente-quatre chapitres (Cf. Steinschneider, Die hebràischen Uebersetzungen des Mittelalters, op. laud., p. 478 et sq.).

Des matières traitées dans le Teystr.

Il est impossible de se faire une idée suffisamment précise de la valeur du Teysir et de lui assigner parmi les œuvres médicales la place d'honneur qu'il mérite, si l'on se borne aux considérations générales auxquelles ont dû forcément se limiter les historiens de la médecine tels que le D' Freind et le D"" Lucien Leclerc. La nécessité s'impose sinon de descendre dans le détail des théories, du moins de parcourir les divers articles du programme qu'Avenzoar s'est tracé à lui-môme pour la composition de son œuvre magistrale.

On ne trouve point, dans le texte arabe, la division par Traités et par Chapitres que présentent les traductions latines ; mais l'ordre n'en existe pas moins, rigoureux et clair comme il doit l'être dans une œuvre didactique. On ne saurait donc faire mieux que de prendre un à un les titres adoptés par la version latine*, en indiquant pour chacun d'eux l'expression correspondante du texte arabe' et son équivalent dans la technologie médicale de notre époque.

En conséquence je m'attacherai à suivre pas à pas la traduction de Paravice, à travers les Livres, Traités et Chapitres en lesquels il a divisé le Teysir, et j'emploierai pour cette étudel'édition publiée à Venise le 4 janvier 1490.

1. Je conserverai l'orthographe de la traduction de 1490, malgré ses incorrections et ses fluctuations : bien souvent on trouvera le même mot écrit de façons différentes à quelques lignes d'intervalle.

2. Dans le manuscrit du Teysir, les divers articles ne commencent pas d'une manière uniforme. Les uns débutent par le nom de la maladie, qui sert de sujet à la phrase; d'autres, par ce même nom précédé de lu préposition f^ ou du substantif j.^i; d'autres enfin, par la formule « Il se produit parfois,., (M»-o Ô'^^^sr^) qui amène la description de l'affection. Mon but étant ici non pas de reproduire le texte mais de donner le terme technique qu'il contient, je me bornerai, autant que possible, à citer celui-ci.

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