Cette traduction est très infidèle
3. Le traducteur s'est mépris sur la nature de ce vice de conformation; il ne s'agit pas du col de la matrice, mais des organes génitaux externes de la femme (^ ..a). Il peut y avoir soit des synéchies congénitales ou cicatricielles, soit un liymen imperforé.
154 ro).
De l'occlusion vaginale.
Cap. VIII , — De laniatione matricis'.
-UJ! ^i^^\ (fol. 154 ro).
De la déchirure de la vulve.
Tragtatus VI. — De œgritudinibus ossium.
>L]ix3! j.\y\ (fol. 154 i").
Des maladies des os.
Cap. L — De mala complexione et fractura ossis.
•ijISj^ ^JsJI J\y &y^ (fol. 154 v^).
De la mauvaise constitution de l'os et de sa fragilité.
Cap. II. — De superadditione ossis.
>UiJl ^^^! L'.^JL=. (fol. 156 r°).
De la périostite*.
Cap. III. — De scissura ossis in longitudine.
\)^ JbJl ^lidJI (fol. 156 r°).
Des fêlures osseuses.
Cap. IV. — De fractura ossis causa doloris.
1. On retrouve ici la même erreur que dans le chapitre précédent i c'est « De laniatione vulvse » qu'il fallait écrire. L'auteur traite des déchirures qui peuvent résulter soit d'un traumatisme soit de l'accouchement.
2. La traduction latine est mauvaise, car elle donne à penser qu'il s'agit des exostoses. En réalité, l'auteur dit que, dans cette maladie, la surlace polie de l'os devient rugueuse.
c.U.j^li »jji. j^ *LJ! ^LXiî (fol. 156 v«). De la fracture spontanée des os accompagnée de violentes douleurs'.
Cap. V. — De ingrossitione ossis praeter naturam. >LJàJ! ^ 'c^byi (fol. 157 r°).
De l'hyperostose.
Thactatus Vil. — De acgritudinibus quœ accidunt universaliler in carne totius corporis.
js^^^^l C^ ^Jv'^ jt-i^^l j*-ow ^3 0->-^. U (fol.
Des maladies qui affectent l'économie générale. Cap. I. — De aegritudinibus quae accidunt universaliter in carne totius corporis sicut sunt vesicae et pruritus.
^jyJL iSlAL J^UjJ!5 J^jT àsu.\ (fol. 158 r"). Des maladies qui affectent le corps en général, de haut en bas : des tumeurs, des abcès, du prurit et des ulcères.
1. (^'c'st un .'iccifleut assez rare; il lîst très intéressant de constater que les rué(l«^ciu8 arabes le connaissaient. Les fractures spontanées se produisent parfois dans le tabès ; elles sont précédées et accompaguées de vives douleurs, comme Aveazoar riudi(]ue fort bien. Le traducteur a mal rendu sa pensée en écrivant « causa doloris » : la douleur n'est pas la cause de la fractiiii, cil.' l'accompagne.
2. Le mol 'i>\Aj signifie littéralement « coussin »; il lait image et désigne d'heureuse fa^;on les formations osseuses qui prennent l'aspect d'un coussinet appliqué entre l'os et son périoste. La traduction latine est mauvaise : elle laisse supposer qu'il s'agit d'une exagération du calibre de l'os.
iâO AVENZOAU, SA VIE ET SES ŒUVRES
Cap. IL — De variolis*.
JUi^ iyS^ wi^^j -L^\j ^jA\ (fol. 161 vo).
De la variole, de la rougeole, de la lèpre noire et des tubercules fibro-crétacés.
Cap. III. — De morphea alba ({uœ non rubescit propter fricationem nec aliqua alia causa.
^JIJ! (fol. 162 ro).
De la lèpre blanche*.
Cap. IV. — De morphea alba quœ rubescit ex fricatione.
j^Si\ w.^^! (loi. 162 r°).
De la dartre farineuse».
Cap. V. — De morphea nigra.
:>^^\ ^^\ (fol. 162 V").
De la lèpre noire*.
Cap. VI. — De granulis parvis quœ accidunt in toto corpore.
1. Dans le latia médical du moyeu âge on entendait notamment par « varioiai » ce que nous appelons aujourd'hui « maladies éruptives ».
2. On oppose la lèpre blanche (^j>), variété de la lèpre maculeuse ou lisse, à la lèpre noueuse ou tuberculeuse (f\j^) L'auteur explique le mot .^P en disant : « C'est une blancheur brillante qui se produit sur l'épiderme, qui ne rougit pas par le froltenient et qui ne saigne pas lorsqu'on l'entame « y^^sir^. 1 ^*X=>- \^\ aj.-UX.O\ ^^s 03^. Ç^^ ij^^^. J^^ (aJo ) jja. \'>\a. Cette affection portail, en latin, les noms de « morphea alba » et de « vitiligo alba ». Cf. p. 69.
3. J'ai conservé la vieille expression de i dartre farineuse » bien qu'elle soit tombée en désuétude, parce qu'elle répond aux conceptions de l'ancienne médecine. Aujourd'hui ce langage n'est plus considéré comme scientifique, car il n'évoque pas l'idée d'une entité morbide bien déterminée ; on peut avoir affaire tantôt à l'eczéma furfuracé, tantôt à l'eczéma desquamant, tantôt même au psoriaris. Cf p. 69.
4. C'est une variété de la lèpre maculeuse ou lisse dite aussi « vitiligo mêlas » ou « vitiligo nigra ». Cf. p. 69.
AVENZOAR, SA VIE ET SES (OUVRES l3l
'JLà^\ (toi. 162 v«).
Du purpura hémorragique.
Cap. Vif. — De vesicis duris quic arabice dicuntur alcella, id est petrosœ'.
JJI (fol. 163 r').
Des tubercules fibro-cretacés.
Cap. VI II. — De verucis et poris.
'Jjiyjl (fol. 163 r»).
Des végétations et des nacvi.
Cap. IX. — De tineositate.
'ji)àl (fol. 163 v») De l'eczéma.
1. Avenzoar explique ainsi ce terme : « Celte maladie est produite simplement par une petite quantité de sang qui s'extravasc par les pertuis de» capillaires » 4\^\ ^^^^ ^jj\ ^^ b.^^^ rSj^ O^ >* ^^^ ^'>^) (<*j>^j»«iJ\ àS^i^\ M»«"^\. F^es lexicographes voudronl l>itii (()ii>Im1(mque le mot ^\.*\ (sing- • ^-^ ) *) désigne les veines en géncial, cl iiuu \y,\s seulement les veines jugulaires cotnmc ils le prétendent.
2. Cette désignation convient aux abcès tuberculeux qui ont subi la «it'génércsconce calcaire. Alcella est une corruption du mot arabe.
3. Ce mot a, dans la langue d'Avenzoar, des signiHcalions variables selon le chapitre où il est employé; mais il désigne toujours une excroissance non abcédéc, quelles que soient sa nature et son origine. Ici l'auteur l'explique en disant : « Il y vn u plusieurs espèces, une enlre autres (|ui contient un liquide épais analogue au sang et qui ressemble à une grande tache de purpura » ij^k, <*^ dy^. ^ W-"^^ t^^^^ C5*.?) (0"iLoi:\ ^^^ y^ &y dô\f \j^^ ^"^^^^ ^'■^^■
't. Au sujet de cette maladie, l'auteur s'exprime ainsi : « Il se produit sur le rorps une dermite hyperlrophi(|ue et rugueuse, connue sous le nom d(> knzâz, qui reconaait pour cause un manque de sécheresse dans le lempcrameal ».
Cap. X. — De corruptione cutis*.
jA\ j^^^JiJ (fol. 164 ro).
De la sclérodermie.
Cap. XI. — Delep^a^
'^jJS\ ik)! ^^^ ^^^^»j ^'^^ (fol- 164 ro). De la lèpre tuberculeuse dite aussi « maladie maxime ».
Cap. XII. — Decaldar*.
pU,^^ltj ^jit (fol. 165 r*).
De la paralysie et de la parésie.
Cap. XIII. — De feleg».
JUJI (fol. 168 r°).
De l'hémiplégie.
Cap. XIV. — De spasme.
«^liJi(fol. 168 r°).
1. Cette traduction est mauvaise : le nom arabe signiGe littéralement « raccourcissement de la peau >', accident qui est une des conséquences de la sclérodermie.
2. Cette afiFection portait jadis le nom de lèpre tuberculeuse ou noueuse. Les lexiques ont le tort de rendre ^\js&. par « éléphantiasis » ; c'est
1.-vJl)\ &V> qui a ce sens, comme on le verra plus loin (cap. xxv). Le judâm (lèpre tuberculeuse), le taras (lèpre blanche) et le hahaq-aswad (lèpre noire) sont trois variétés de la lèpre vraie et reconnaissent pour cause le bacille de Hausen.
3. Le texte écrit en réalité \^^ : la substitution de l'\ au ^ final est fréquente dans le manuscrit 2960. — Il est intéressant de remarquer que le nom de « grande maladie » (v-^^\ Jfj^^^ *^*^ donné, de nos jours, en Algérie, à la syphilis.