‹ Avenzoar, sa vie et ses œuvresChapitre 72 sur 80 · Sur la valeur technique de ces termes, voir le ch. VII · texte numérisé non relu

Sur la valeur technique de ces termes, voir le ch. VII

sonnelle qui dénotent chez celui qui la composait une habitude déjà longue de la profession médicale et des vues précises qui contredisent parfois l'opinion des anciens.

Assurément on rencontre quelques affirmations qui laisseraient penser qu'Avenzoar donnait dans les chimères de la médecine cabalistique', et c'est là une petite tache. Mais convient-il vraiment de se montrer sévère pour ces faiblesses qui, d'ailleurs, n'étaient peut-être pas sans excuse? Pour ma part, je ne le pense pas, car je ne saurais oublier qu'à notre époque, on rencontre encore quelques hommes de haute culture qui n'ont jamais pu s'affranchir complètement des préjugés de leur premier âge. Eh! puis, ces petits moyens, pour ridicules qu'ils paraissent, ont quand même quelque vertu lorsqu'ils agissent sur les nerveux : qu'importe alors la nature du médicament, pourvu qu'il guérisse, qu'il soulage ou qu'il console!

C'est donc là, en somme, une œuvre digne d'intérêt et d'estime, et il n'est pas dit qu'en l'étudiant avec soin la médecine moderne ne puisse y trouver quelques drogues tombées en désuétude, qui pourtant mériteraient d'être remises en faveur.

1. C'est celle dont les procédés sont appelés par Sleinschneider «< die tympathetische Heilmittel ».

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