L'auteur le« appelle
Beignets.
Boissons usuelles et manière de les prendre : boissons préparées avec la rose, la stœchas, l'écorce de citron, le jonc odorant, la pomme, la grenade, le bois de réglisse, la menthe aquatique, la centaurée, la menthe poivrée, le myrte, l'aneth, la bourrache, le plantain, la jujube, la violette, le nénuphar, la datte verte, le myrobalan jaune, le myrobalan de Kaboul, le myrobalan indien, l'agaric, le tamarin, le fruit de la cassia Qstula*, la gomme de lentisque, la chicorée, l'absinthe, la sébeste, les tiges de vigne, la soie de cocon.
Conserves de roses, de violettes, de menthe, préparation au musc, conserve de raisin, looch à la gomme adragante, conserve d'anis, électuairede coings, conserve de pommes, conserve de gingembre, confection d'agalloche, confection d'ambre, thériaque de Mithridate, thériaque d'El-fârûq, confection de poivre, confection d'ail, confection de nougat.
Huiles en général* : huiles d'amandes douces, de sésame, de rave, de gland, de navet, de moutarde, de blé, de chicorée, de lupin, de pépins de courge, de graines de ricin. Goudron. Huile de graines de pin.
Huiles produites par la combinaison de l'huile d'olive avec les fleurs : huiles de rose, de camomille, de nénuphar, de violette, d'aneth, de lys, de jasmin, de citron, de jasmin d'Arabie, de narcisse, de giroflée.
Médicaments simples. Sous ce titre, Avenzoar indique les propriétés mystérieuses des substances les plus hétéroclites. Cette médecine cabalistique occupe un peu plus de trois pages. Puis le lecteur est ramené à des sujets plus positifs et plus intéressants.
1. Cette plaatc appelée ,-^À^ 5^^*- était iacoanue des Grecs.
2. Le mot (^^^-A^ pi. j^ub>\) employé dans le texte signifie « graisse» en arabe littéral; en arabe vulgaire il conserve ce sens auquel vient s'ajouter celui de <( pommade». Mais dans la langue médicale, il désigne proprement les huiles extraites par expression des graines oléagineuses.
Réglementation des repas, du sommeil, des bains, des rapports sexuels, des exercices physiques.
Saignée : indications qu'elle comporte.
Application des ventouses.
Administration des purgatifs.
Emploi des huiles.
Balnéation par l'eau douce et par l'eau salée.
Parfums: manière d'en faire usage.
Vêtement.
Climats; habitation.
Eaux courantes; réservoirs.
Literie.
Hygiène des dents, des yeux, des ongles, de la chevelure; moyen de faire disparaître les pellicules'; hygiène de l'haleine; hygiène de la peau'.
Moyen de se préserver de la goutte.
Moyen de protéger l'embryon dans l'utérus.
Hygiène infantile.
Etude des divers organes des volatiles et des animaux qui marchent, au point de vue de leur syncrasie et de leurs propriétés : la tète, les mamelles, les membres antérieurs, le péritoine, le cœur, le foie, la rate, les poumons, la panse, le gésier, les rognons, les testicules, la cervelle, la moelle épinière, la moelle osseuse.
Qualités de la chair des animaux selon qu'ils sont fatigués ou non.
Propriétés particulières de la chair des animaux selon la saison où elle est consommée.
Graisses.
Conditions à réaliser dans un bon feu de cuisson.
1. Avenzoar désigoe le» pellicules par dDLsr* qui sif^^nifie littéralement « 8on ». Ce mot répond donc exactement au grec itcTvpov d'où nou» avons tiré le français « pityriasis »>, et au latin « furfur » d'où dérive l'adjectif « fnrfuracé ».
2. I/aiiteur désigne ici la peau par le mot s^JL^ qui signifie littéralement « épiderme »,
Ustensiles de cuisine.
Précautions à prendre en ce qui concerne les aliments avant de les servir.
Aliments que l'on prépare à l'eau, au miel, à l'huile.
Des pierres qu'il est utile de porter en chaton de bague ' : le rubis, l'émeraude, la cornaline, le bézoar, la turquoise.
Les épidémies.
C'est sur ce chapitre que prend fin le Kitâb el-ardiyà. On voit qu'il peut être considéré, tout à la fois, comme un Traité de matière médicale et comme un code d'hygiène, en particulier d'hygiène alimentaire. Il est à remarquer qu'en ce qui concerne les médicaments, l'auteur indique seulement leurs propriétés fondamentales au point de vue de la froideur ou de la chaleur, de l'humidité ou de la sécheresse*. Il n'entre pas dans le détail de leur préparation, et ainsi son livre ne fait pas double emploi avec l'Antidotaire annexé au Teyslr,
Ce n'est pas là comme le suppose Steinschneider une œuvre de début. On y trouve des faits d'expérience per-
1. « Porter une bague à chalon » se dit en arabe takattama («.JLs:') ; c'était une habitude fort courante au moyen âge On gravait généralement sur le chaton un mot magique ou le nom du propriétaire, qui se servait de cette pierre pour apposer sou sceau (kâtain, ajUL). De là le uom de « médecine des signatures » donné à ce procédé de préservation. De nos jours, on vend encore, dans tous les pays de civilisation orientale et notamment en Algérie, des pierres de ce genre. Les turquoises sont les plus recherchées. On y lit généralement le mot arabe fedâ (i, e. rançon), gravé en creux, le plus souvent en caractères ta'Iîq, et enluminé d'une dorure. Avenzoar dit, à propos de la turquoise, que « celui qui la porte en chaton n'est exposé à mourir ni par assassinat ni par submersion, et reste toute sa vie indemne ». La cornaline et l'onyx vert jouissent aussi d'un notable crédit. On sait que, dans l'ancienne Egypte, cette dernière pierre servait à la fabrication de cachets auxquels on donnait la forme d'un scarabée et sur lesquels on gravait des hiéroglyphes. Le souvenir de cet usage s'est perpétué jusqu'à nos jours dans le moude musulman; si bien que, dans le dialecte barbaresque, le mot kenfusà, qui signifie « scarabée », sert aussi à désigner une signature ou uu [,arafe.