On l'appelle aussi Ca RES Er
AVENZOAR, SA VIE ET SES OEUVRES “hi provient de la faiblesse et celle qui est provoquée par
l'insolation.
TRAITÉ VII ol 419%r a fol, 139,v.
De la crise (ot).
Des fièvres infectieuses (sal La).
De la fièvre pituiteuse (all an
Du frisson COLE
Des jours critiques *.
Des myrmécies es
De la tuméfaction scléreuse ae) 651) de la rateë,
De la tuméfaction scléreuse du foie*.
1. Cette fièvre était aussi désignée autrefois sous les noms de fièvre synoque et de fièvre muqueuse, Il est bien entendu qu’il ne faut pas prendre cette dernière expression dans le sens de fièvre typhoïde bénigne qu'on lui attribue souvent aujourd'hui : c’est de l'embarras gastrique fébrile qu’il s’agit, Muqueuse et pituiteuse sont ici synonymes; les deux mots correspondent bien à la signification de 2h qui désigne la pituite appelée aussi « flegme ». À propos de ce mot arabe, je dois faire remarquer que les dictionnaires ont tort de le considérer comme une racine sémitique : il n’est pas besoin d’y regarder de bien près pour constater que c’est une simple transcription du grec gkéyux, avec déplacement des voyelles conformément aux règles de l’arabe vulgaire.
2. À propos de ce terme, v, infrà : Teystr, livre I, tr. XII, chap. tr.
3. Pour établir la liste des jours d’élection où surviennent les phénomènes critiques, Avenzoar s'appuie sur l'autorité d’'Hippocrate,
&. On appelait myrmécies, dans l’ancienne médecine, certaines verrues qui se développent plus particulièrement à la paume des mains et à la plante des pieds, et qui provoquent des démangeaisons rappelant la sensation que feraient éprouver des fourmis qui se promèneraient sur la partie malade, C’est ce qu'indiquait le grec à pupuhxra (de uüpuné, fourmi)
dont l'arabe US$ (ou us est la traduction parfaite, 5, C’est la splénomégalie, 6. C’est la cirrhose hypertrophique,
Du tympanisme*.
De l’engorgement (,,.Lxs W).
De l’œdème ( es) (Lis W?.
C’est sur ce septième traité que se termine le premier volume de l’/qtisäd. L'ouvrage n’est pas complet: Avenzoar dit, dans l’explicit, que, si les circonstances le lui permettent, il composera le tome second comme il s’est engagé à le faire. Rien ne permet de dire s’il a tenu sa promesse.
Tel qu’il nous est parvenu, ce premier volume contient quinze iqtisäd; il est probable que le second devait en renfermer autant. Le livre entier aurait donc été formé de trente iqtisâd : c’est précisément le nombre des sections du Qoran dont j'ai parlé plus haut. Il est bien possible que le choix de ce nombre ne soit pas purement fortuit et qu’il ait été dicté par un secret désir d’imiter plus complètement la division du Livre sacré.
Après le paragraphe de clôture, on lit encore une assez
longue formule de médicament galactagogue (Sy) qui à peut-être été emprunté à quelque autre ouvrage par le copiste.
Ainsi nous apparaît cet ouvrage jusqu'ici presque inconnu des Orientalistes et tout à fait ignoré des historiens de la médecine, En le lisant, on a le sentiment qu'il n'a pas été écrit pour des hommes de l’art et qu’il constitue
1. Avenzoar ne désigne pas cet accident par un terme technique. Il se borne à le décrire ainsi : « Les entrailles se remplissent de flatuosités
grossières » (Uk Le, Let se WW) Le tympanisme s’appelle 4 \ AE NRC 2. Dans la technologie médicale, le mot &£ ne désigne pas seulement
; Es : à ; la chair musculaire; il s'applique à tous les tissus. On en trouve un autre
exemple dans l'expression | 4=4| eCiuctuwW qui désigne l'anasarque,
c’est-à-dire l’envahissement par le liquide séreux de tout le tissu cellulaire sous-cutané,
plutôt une œuvre de vulgarisation assez analogue à ces manuels que l’on publie de nos jours, à l’usage des gens du monde. La description des maladies y est sacrifiée aux indications thérapeutiques, seules capables d’intéresser des lecteurs moins désireux d'approfondir la science que d'en tirer un parti immédiat et purement utilitaire. Tel qu’il se présente, le Xit4b el-iqtisäd atteint à merveille le but auquel il semble avoir été destiné, etil suffirait déjà à illustrer son auteur si celui-ci n'avait, dans le Teystr, un titre encore plus marqué à l’estime du monde savant.