VI. Œuvres médicales
4® Le grand ouvrage intitulé Culliyydt (généralités), d'où Ton a fait Colliget*; cours complet de médecine en sept livres. Les livres II, VI, VU, ont été réunis par Jean Bruyerin Champier, sous le titre de Collectanea de re medica. Le livre De sanitate iuenda qui se trouve en
^ Fol. 125 (édît. 1560), — Cf. Comment, in XII Metaph, f . 345 vo.
* On chercha généralement l'étymologie de ce mot dans col^ ligo; d'où le nom de Çollectorium que porte quelquefois ce traité (Bibl.imp. anc. fonds latin, n» 6949).
AVBRROÊS. n
arabe à rEscnrial (n^* 879) D*est sans doute que le lirre VI du Colligei. L'ouvrage est mentionné par Ibn-et-Abbar, par Ibn-Abi-Oceibia et dans la liste de l'Escurial.
J2^ Commentaire sur le poëme médical d'Ibn-Sina, appelé Ardjuza*. C'est un des ouvrages les plus répandus d*Ibn-Ros€hd. Il se trouve en arabe à TEscurial, à Oxford, à Leyde, et partiellement à Pans (anc. fonds, n'^ 4056).
3"" De la Thériaque. Ibn-Roscbd le cite lui-même [CoUiget, 1. VII, c. ii}. Il se trouve en arabe à FEscurial [n^ 879), en hébreu et en latin, dans beaucoup de bibliothèques.
19 Réponses ou conseils touchant la diarrhée, contenus en hébreu dans le manuscrit Scaliger, â, de Leyde*.
5® Exposition ou commentaire moyen sur le De febribu$ de Galien.
6<^ Exposition sur les trois livres De faeultatUnu nait^ ralibut de Galien.
7^ Exposition sur les sept livres de Galien De morborum causis etsymptomatibus. Ces trois commentaires se trouvent en arabe à TEscurial (n^ 879).
8* Exposition des livres de Gali en Ilepi ^co^^vcôo-ecis rûv
1 C'est-à-dire poëme écrit dans le mètre radjaz^ spécialement affecté aux poèmes didactiques. Le moyen &ge et la renaissance traduisirent ce mot par articuli.
■ Steinschneider, p. 931. Cf. Wolf, IIL 16 et 1218.
* Le texte d'Ibn-Abi-Oceibia porte senlement tltpi itay^ih- 9(6>ç. M. de Gayangos, trompé par une mauvaise lecture, a traduit : De la Rùignêe. V. cependant Steinschneider, p. 332. note.
78 àvbrroès.
9^ Exposition du livre de Oalien intitulé en arabe Moukùdt {crcetxtia). C'est sans doute le tlcpi wv
10^ Exposition du Dt iemperameniis deGalicn.
<1* Exposition du livre Des médicammts simples de Oalien.
4 î* Exposition des livres OepaffcvTtxi^^- /xcW^ou de Oalien*. Tous ces commentaires sur Oalien sont mentionnés par Ibn- Abi-Occibia et par la liste de TEscurial.
43^ De temperamenlorum differentiis^ eparabeàVEscurial (n® 879) ; identique sans doute au De temperamento, mentionné par Ibn-Abi-Oceibia comme un ouvrage distinct de Texposition sur le livre de Oalien qui porte le même litre".
4 4^ Un traité De simplicibus en hébreu, diffé^^ent du n* 1 \ ci-dessus mentionné et du De simplicibus publié en latin, qui n'est que le V* livre du Colliget^.
4 5** Des tempéraments égaux ^ mentionné dans la liste de TEscurlal ; opposé sans doute au Ilépi dtmiidtkùv Ji^xpoffiaç de Oalien.
46^ De spermate. Imprimé pour la première fois en latin dans le t. XI de l'édition de 4560; mentionné par la liste de l'Ëscurial.
1 M . de Gayangos donne pour titre au livre de Galien : Des formes de la création.
> Wûstenfeid, p. 106 ;'^Stein8chDeider, p. 331, note. * Steinscbneider, p. 331-332, note. ,
AVKRRO&S. 79
17^ C€niones de medieinis laxativis.Bihl. imp. anc. foDds laUn, n* 6949.
f8^ Question sur la fièvre intermittente, mentionnée par Ibn-Abi-Oceibia.
i 9^ Un Uvre sur les fièvres putrides* {Ibid.)
W Traités échangés entre Abou-Bekr Ibn-Tofail et IbD-Roschd sur le chapitre des médicaments, tel qu'il se trouve dans son livre intitulé Cuiliyydt. Ibid.)
On trouve encore dans les manuscrits, dans les coUec . lions médicales de la renaissance et dans les bibliogra^ pbes, le texte latin ou l'indication de plusieurs traités qui portent le nom d'Averroès, mais dont l'authenticité parait fort douteuse. Tels sont : De Yenenie, -* De Concordia inter Aristotelem et Galenum de generatione sanguinie^ — Sécréta Hippocratii^ — QuMtio de convaleicentia a febre*, — De Sectis, — De Balneis^.
Le peu de célébrité dont Ibn*Roschd a joui chez les musulmans et le rapide déclin des études philosophiques après sa mort, furent cause que les copies arabes de ses œuvres se répandirent U-ës-peu et sortirent à peine de
I Wastenfeld, p. 106.
s Antonio, BibL hiep. vêtus, t. II, p. 401.
rSspagne^ Les énormes destructions de manuscrits arabes ordonnées par Ximenez (on porte le nombre ^es livres brûlés snr les places de Grenade à quatre-vingt mille] * achevèrent de rendre très-rare le texte original des œuvres philosophiques du commentateur. Les manuscrits qui nous en restent sont tous d*écriture marocaine.Casaubon, cité par Huet, affirme il est vrai avoir louché de ses mains un manuscrit apporté d'Orieni^ par Guillaume Postel, et contenant le commentaire sur les cinq parties de TOrganon, sur la Rhétorique et la Poétique*. J*avoue que pendant longtemps j*ai tenu pour suspecte dans toutes ses parties Tassertion que le docte évéqued*Avranches couvre de son autorité. Comment, me disais-je, Postel aurait-il apporté d'Orientxxn livre qui y a toujours été si rare? Huet, après avoir remarqué lui-même que Scaliger désespérait déjà de rencontrer
^ Freind avait déjà fait cette remarque {Eist med, pars II*, p. 254). M. H. Ritter a eu tort d'élever des doutes sur ce poiot. (Gmtt. gel, Anz, 23|uin 1853, p. 989-990.) Ibn-Roschd est resté totalement inconnu aux bibliographes de Gonstantinople, et aujourd'hui encore on ne l'y trouverait pas. Or on sait combien le marché de livres de Goostantinople a toujours été bien achalandé ; tout au plus y a-t-oa possédé des exemplaires du Tefiafot, lesquels ont probablement disparu depuis.
* Gayangos, t. !•', p. viii Remarquons à ce propos que la précieuse collection de l'Escurial n'est pas, comme on pourrait le croire, un reste des Arabes d^Espagne. Elle provient en grande partie de navires marocains capturés en 1611. L'incendie de 1671 en dévora près de la moitié.
■ Deinterpretatione et claris tnterpretibns, pA4l {Pm», 1680.)
aucun manuscrit arabe d^AyerroëSy s'étonne que ce sayant bomme n^ait pas eu connaissance du manuscrit de Postel, son ami et son correspondant assidu. Cette objection n'est-elle pas péremptoire? Les erreurs dont fourmille le traité De interpretaiiwie^ quand il s'agit de versions orientales, n'autorisent-elles pas à révoquer en doute le témoignage de HuetT... Après avoir examiné le manuscrit de Florence, j*ai vu une partie de mes doutes se dissiper. Ce manuscrit, en effet, est exactement composé comme celui dont parle Huet. Le commentaire sur la Rhétorique et la Poétique s'y trouve joint à celui de l'Organon ; or cet assemblage est trop caractéristique pour que Hnet et Casaubon Teussent rencontré par hasard. Ce ne serait même pas une conjecture trop hardie de supposer que le manuscrit manié par Casaubon est celui-là même qui repose aujourd'hui sur les plutei de la Laurentienne. Mais cela n'infirme'en rien le fait général que nous cherchons à établir. Ce manuscrit, en effet, étant écrit dans le plus pur caractère mogrebin du xiv® siècle, si Postel l'a réellement opporié (T Orient jce n'a pu être que par suite d'un vrai hasard. Une lettre de P. Dupuy à Scaliger S datée de Paris,
i Épttres franc, à M. delà Scala {1624, 8*) p. 162. «... Mon » frère qui est à Rome m'a escrit ces jours passés touchant » quelques livres arabica. Les propres mots de ses lettres sont
> tels : Vous pourrez dire à M. Casaubon qu'il y a icy un
> certain citadin qui a un Averroès tout entier, et l'estime 3 buict mil escus, et m*a promis que j'en ponrray avoir copie
> moyennant 600 escus, et n'en^faudrait guères moins pour
82 AVBRROÈS.
20 mai 1606, nous met sur la trace d'un autre oiaDuscrit d'Averroës dont Casaubon a également eu connaissance. Le manuscrit de Florence * renferme le commentaire moyen sur TOrganon , ainsi que les paraphrases sur la Rhétorique et la Poétique, c'est-à-dire l'ensemble complet des commentaires sur les œuvres logiques d*Aristote *. L'examen que j'ai fait de ce beau manuscrit ne m'a révélé aucune différence importante avec le texte latin, si ce n'est dans la paraphrase de la Rhétorique et surtout de la Poétique. J'ai insisté ailleurs* sur l'intérêt qu'aurait pour les orientalistes la publication de cette paraphrase .^Des deux traductions que nous en avons, celle de Hermann l'Allemand est tout à fait inintelligible, et celle d'Abraham de Balmes fort différente du texte, le traducteur hébreu ayant supprimé ou remplacé par des exemples familiers
aux juifs les citations arabes qu'Ibn-Roschd avait lui-même substituées aux particularités trop helléniques du texte.
La bibliothèque de l'Escurial est, avec la Laurentienne,
» celuy qui feroit la copie. Le livre est fort beau et digne de la » bibliothèque du Roy.
1 Ev. Assem. Biblioth, Palat, Medic. Codd. mss. orient, p. 32Ô, God. CLxxx.— M. Wûstenfeld (Geschichte der arab. JEtzU, etc. p. 106) suppose à tort que la Laurentienne possède un exemplaire complet des commentaires d*Ibn-Roschd.
> La Rhétorique et la Poétique font toujours partie des œuvres logiques dans la classification des Syriens et des Arabes. Cf. Egger, Histoire de la crit. chez les Grecs, p. 155, ^9-300 ; — Jourdain, Recherches^ p. 139 et 142.
• Archives des missions seientifiqikes (juillet 1850).
AVBEEOÈS. 83
la seule en Europe qui possède quelque partie du texle arabe des œuvres philosophiques d*Ibn-Roscbd. Le n^629 reoferme plusieurs opuscules réunis sous le nom de Protégomènes à la Philosophie^ et les importants traités sur raccord de la religion et de la philosophie (roir cidessus, p. 72-73). Le n^ 646 contient le commentaire sur le Traité de l'&me; le u^ 879, une question sur l'inleilect et Tinlelligible, et le catalogue complet de ses œuvres*. Hadji'Khalfa, à propos du Tehafot de Gazzali, nous a conservé en arabe les derniers mots du Tehafot el-Tehafot d*Ibn-Roschd*. Enûn on trouve quelques textes arabes d*Ibn-Roschd écrits en caractères hébreux pour l'usage des juifs. Notre Bibliothèque impériale possède en ce caractère (n""' 303 et 347) l'abrégé de l'Organon, le commentaire moyen sur le traité de la Génération et de la Corruption, sur les Météores, sur le ira^é de TAme, et la paraphrase des Pana Naturalia*. La bibliothèque Bodieyenne possède, dans le même caractère, les commentaires sur les traités du Ciel, de la Génération et des Météores ^
' Casiri, t. l*', p. 184, 193, 298-299. Un ancien eatalogae de TEscurial, fait en 1583, et publié par Hotlinger, indique quelques autres ouvrages qui ne se retrouvent pas dans Casiri : deux manoscrits du commentaire sur le livre du Ciel et deux maouBcrito du CoUiget {BibL orient, appènd. p. 8, 9, 14, 15, 17. 18).
> Lexie. bibliogr, (édiu Fluegel), t. II. p. 474.
• Munk. Mélanges, p. 440, 445.
« Uri, p. 86 (Godd. hebi".).
81 AVERII0Ê8.
Le texte arabe des œuvres médicales d'Ibn-Roschd est moins rare que celui de ses œuvres philosophiques. L*£scurial possède plusieurs manuscrits de son commentaire sur le poëme médical dlbn-Sina (n«» 799, 826, 858), ses commentaires sur Galien, son traité de la Thériaque, peutêtre même le Co/%el. La bibliothèque BodleyenneS la bibliothèque de Leyde ' et la bibliothèque de Paris * possèdent aussi des manuscrits du commentaire sur le poème d'Ibn-Sina.
Autant le texte arabe d'Ibn-Roschd est rare dans nos bibliothèques, autant les versions hébraïques de ses œuvres y abondent. L'ancien fonds de la Bibliothèque impériale en possède à lui seul pfès de cinquante manuscrits ; celle de Vienne, au moins quarante ; la collection de Tabbé de Rossien contenait plus de vingt-huit. Après la Bible, il n*est peut-être pas de livre qui se retrouve en plus forte proportion dans les collections de manuscrits hébreux.
Les manuscrits latins d*Averroès sont aussi très-nombreux, surtout dans les fonds qui représentent, comme le fonds de Sorbonne, un grand mouvement d'études scolastiques; presque tous sont du xiv« siècle.
* Uri, pars II*, p. 128 et 261.
« Catal Bibl. Uniio. Lugd, Bat. (Lugd. 1716), n^ 720. 721, 722. — Le Catal mss. Àngliœ et HibemicBy Codd. Laadenses, n* 398, semble indiquer le texte arabe da Colliget.
' Suppl. ar. no 1022
ATEBROiS. 85
§ XI
Aucune partie du texte arabe d'Ibn-Roschd n'avait été publiée ayant Tannée 4859. En cette année, M. J. MûUer ^ a publié à Munich, sous les auspices de l'Académie des sciences, les trois Traités sur l'accord de la religion et de la philosophie, contenus dans le ms. 629 deTEscurial*. Le savant éditeur promet une traduction et des éclaircissements qui n'ont pas encore paru.
Deux ouvrages d'ibn-Roschd, son Abrégé de la Logique et son Abrégé de la Physique ^ ont paru en hébreu à Riva ^ di Trente, en 4560. M. Goldenthal a publié à Leipzig, en 484S, la traduction hébraïque du commentaire sur la Rhétorique.
Les éditions latines, partielles ou complètes, d'Averroés. sont à la lettre innombrables. De l'an 4480 à l'an 4580, à peine s'est-il écoulé une année qui n'en ait vu paraître une nouvelle. Venise en compte pour sa part pins de cinquante, dont quatorze ou quinze sont plus ou moins complètes'.
* Philosophie und Théologie von Averroes^ extrait n? 3 des Monumenta sœcularia de rAcadémie, l^* classe.
s Pour réomnération des éditions incunables d'Averro'ès, voir Haîn, Repert. bibliogr. ^ux SkTiîcles Aristote, Averroès ; — Panzer, Annales typogr. aux articles Padoue et Venise ; — Hoffmann, Lex. bibl. 1. 1". p. 316et8uiv.; -- Mittarelii, Bibl,
86 AVBREOÈS.
Padone eut pourtant Thonnear de Yeditio princeps^ En 4472, 4 473, 4 474, parurent dans cette ville les différents traités d*Âristote avec le commentaire d*AverroëSt Nobilis Vicentini Joannis PhilippiÀureliani et fratrtêm impensa, opéra vero atque ingenio Laurenti Canozii Lendenariensis.
En 4.484 , parut à Venise la paraphrase de la Poétique, avec les gloses d*Alfarabi sur la Rhétorique* ; en 4 482, le CoUiget et le De Substantia Orbis. En 4 483 et 4 484, parut une édition complète d*Aristote accompagné d* A verroès, en trois volumes (très-rare), par André d*Asoio*. En 4 489, parut une seconde édition complète, en deux ou trois volumes, fol. goth. par Bernardino do Tridino*. Dès lors, les éditions se succèdent sans intercuption. Les années 4495, 1496, 4 497, 4500 virent encore paraître des éditions plus ou moins complètes; Aristote désormais ne paraîtra plus à Venise sans être accompagné de son in*
Codd. mss. S Michaelis Venet. propê Murianum, append. col. 25-38 et 32;^ Antonio, BibL hisp. veius, t. II, p. 397- 401; — Fabricius, Bibl. grœca, t. III, p. 211 et suiv.; — Wùslenfeld, Geschichte der arab, Àertze, p. 105-108; — et une note bibliographique étendue, ajoutée par M Daremberg à Tarticle Averroès, dans la réimpression de la Biographie universelle [18^3).
^ ^ Cette édition se trouve à la Bibliothèque impériale.
3 La Bibl. imp. eo possède un magnifique exemplaire sur vélin, qui a appartenu & Wladislas II, roi de Bohême et de Hongrie. Cf. Van Praél, CalnL des lityres sur vélin, t. III, n~ 8 et 9. — Bninet, Manuel du lib. t. I«r, p. 177 (4« édit).
* Cette édition se trouve à la bibliothèque de TArsenal.
AYERROÈS. 8^
terprëte. André d*Asolo, Octavlen Scot, Comino de Tridino, Jean Gryphîus, les Juntes surtout firent suivre les éditions avec une incroyable rapidité durant tout le ' XTi* siècle. L'édition la plus répandue et la meilleure est celles des Juntes de 4 553 La dernière édition complète est celle de 4574.
Bien que Venise eût pour ainsi dire acquis le monopole des œuvres d'Averroès, quelques autres villes cependant Tirent paraître des éditions séparées de ses œuvres médicales et même de ses traités philosophiques. Ainsi Bologne (4504, 4523, 4580), Rome (4524, 4539), Pavie (4507, 1520), Strasbourg (4503, 4534), Naplos (1570, 4574), GenèTe (1608). Lyon eut aussi son édition complète, chez Scipion de Fabiano (4524, in-8^)S et de nombreuses éditions partielles (4547, 4534, 4537, 4542).
A la fin du xvi^ siècle, les éditions deviennent de plus en plus rares ; seuls, quc^lques traités médicaux s'obstinent encore à (enter la publicité. Au xvii*, ces innombrables volumes s'ensevelissent pour toujours dans la poussière et l'oubli.
X Cette édition, la seule complète qui ait paru en France, est très- rare. Je n'en ai vu qu'un exemplaire, dand une bibliothèque de province.