‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 107 sur 235 · Bartolocci, I, p · texte numérisé non relu

Bartolocci, I, p

4. Cf. de Rossi, Mss. codd., nos 315, 1174, 1342, 1376. De Rossi n'a pas compris le titre de cet ouvrage, qu'il traduit par Robur coelorum.

5. Wolf,I, 728; 11,650.— Bartolocci, I, 481.— Delitzsch, Codd. Lips., p. 306, 325. — Pasini, I, p. lOetsuiv. — Hottinger, Bibl. orient.,^. 47.

Ainsi Averroès a, chez les juifs, remplacé Aristote ; c'est lui que l'on commente, que l'on abrège, que l'on découpe pour les besoins de l'enseignement. Moïse de Narbonne (Messer Vidal), contemporain de Levi ben- Gerson, faisait à Narbonne ce que Levi faisait à quelques lieues de là, à Perpignan. En ]3AA, il commente le traité de la Possibilité de l'union1; en 1349, le De Substantia orbis et les autres dissertations physiques d'Ibn-Roschd2. La Physique, les Ethiques, presque toutes les parties du programme averroïste, subirent entre ses mains un nouveau remaniement. Plusieurs traductions d'Averroès lui sont aussi attribuées, ainsi qu'à Levi ben-Gerson. Mais on peut croire que ces deux philosophes laissèrent à d'autres le soin de traduire les écrits d'Ibn-Roschd , et que l'on a considéré comme des traductions les traités qu'ils ont composés sur ceux du commentateur3.

L'influence de la philosophie arabe s'exerce jusque sur les Raraïtes , et produit chez eux une série de libres penseurs \ Averroès est souvent cité dans l'ouvrage d'Ahron ben-Elia de Nicomédie, achevé en 1346 au Caire, sous le titre d'Arbre de Vie, et où l'auteur a cherché à imiter le Guide de Maimonide5. La théorie

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