Publié en hébreu à Leipzig, par M» Delitzsch, en
d'Ahron sur l'intellect est, à peu de chose près, celle du philosophe arabe. De même que l'âme est la forme du corps, l'intellect acquis est la forme de l'âme1. L'âme, d'abord purement virtuelle, n'entre en acte que par son union avec le corps; quand le corps meurt, tout ce qui dans l'âme tenait au corps périt; mais l'élément purement intellectuel, qui constitue l'essence de l'homme, est impérissable 2. Àhron ben-Elia n'est pas cependant un averroïste comme Levi ben-Gerson ou Moïse de Narbonne. Il réfute même expressément l'opinion du commentateur sur la nature simple, incorporelle et impérissable du ciel, et cherche à prouver la nouveauté du monde par la divisibilité et la nature possible et accidentelle du corps céleste 3.
S vi.
Le xve siècle est l'âge de décadence de la scolastique juive. L'école provençale est épuisée; la hardiesse philosophique est passée de mode. Àverroès cependant est encore étudié ; la plupart des manuscrits hébreux qui nous restent de ses œuvres sont même de cette époque. Joseph ben Schem-Tob, de Ségovie , écrivit en 1455 un grand commentaire sur les Éthiques; il nous apprend dans sa préface qu'il le fit pour suppléer au silence d'Ibn- RoschcP. Il commenta également le traité de la Possibilité de V union \ Schem-Tob , son fils , Moïse Pal-