Cf. Wolf. I. 571 . — Bartolocci, r. III
keira1, Michel Haccohen2, écrivirent aussi des traités et des commentaires averroïstiques. Enfin le poëme didactique de Moïse de Rieti, imité de la Divine Comédie, et publié à Vienne par M. Goldenthal (1851), contient des extraits considérables de la philosophie dAverroès et de Levi ben-Gerson.
Élie del Medigo3 est le dernier représentant célèbre de la philosophie averroïstique chez les juifs. Il enseigna à Padoue vers la fin du xve siècle, et compta parmi ses élèves Pic de La Mirandole , pour lequel il composa différents écrits philosophiques ? entre autres un traité sur l'intellect et la prophétie (1492) et un commentaire sur le De Substantia orbis (1485). Ses annotations sur Àverroès, ses Questions sur la' création , le premier moteur, l'Etre , l'essence et l'un , ont été plusieurs fois imprimées à Venise (1 506, 1 544, 1598) avec les questions de Jean de Jandun. Par Elie del Medigo, la philosophie juive, dont le rôle est désormais achevé, fait sa jonction avec l'école de Padoue, qui continuait de son coté l'esprit et la méthode arabes. J'ai pu m'assurer qu'aujourd'hui encore la tradition de l'enseignement du moyen âge n'a pas entièrement disparu parmi les savants israélites de Padoue. L'abrégé de logique d'Averroès, publié à Riva di Trento en \ 560, et plusieurs fois réimprimé, est resté classique chez les israélites jusqu'à ces derniers temps *,
Dans les régions plus élevées du mouvement intellec-
1. Pasini, I, 48. L'époque où vivait ce docteur m'est inconnue.
2. Wolf, I, 759. C'est également par conjecture que je le place au xve siècle.
3. Wolf, I,p. 168 ; II, 107.— Bartolocci, I, 182.— Mimek, Dïct. se phihyt, III, p. 366.