‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 12 sur 235 · Ms. suppl. ar., n° 683, f · texte numérisé non relu

Ms. suppl. ar., n° 683, f

3. Apud Fabr. Bibl. gv., t. XIII, p. 283-287. — Cf. Bayle, Dict., art. Averroès, note M. — Brucker, Hist. crit. phil., t. III, p. 100, 101.

dernier, avait coutume de dire que l'épreuve la plus pénible qu'il eût eu à souffrir dans sa disgrâce fut qu'étant entré dans la grande mosquée de Cordoue avec son fils Abdallah , il s'en vit chassé avec outrage par des gens du bas peuple1.

Ibn-Roschd survécut peu à sa rentrée en faveur. Il mourut à Maroc, dans un âge très-avancé, le jeudi, 9 de safar de l'an de l'hégire 595 (12 décembre 1 198). Telle est la date précise donnée par El-Ansâri 2. Ibn- Abi-Oceibia place de même la mort d'Ibn-Roschd au commencement de l'année 595. Mais il se contredit luimême lorsqu'il prétend qu'Ibn-Roschd fut en faveur auprès de Mohammed-Annassir, qui succéda à Iakoub- Almansour le 22 de rebi premier de l'an 595 (22 janvier 1199), et surtout lorsqu'il place le rappel d'Ibn- Roschd sous Almansour, en cette même année 595. Ibn-Arabi, qui fut témoin de ses funérailles, Jafeï et les annalistes musulmans sont aussi pour l'année 5953. Abd-el-Wahid s'écarte fort peu de cette chronologie : il place la mort du Commentateur à la fin de l'an 594 v, c'est-à-dire en août ou septembre 1198. Seul, Léon l'Africain la recule jusqu'à l'année 1206*. El-Ansâri

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