Hauréau, t. II, p
:>. Patrizzi, Discuss. perip.y t. I01-, 1. XIII, p. 162, sqq. — Brudker, t. VI, p. 622.
xive siècle, maître Ekhart surtout , aiment à faire servir les hypothèses de l'intellect actif et passif à la démonstration de leurs théories d'union avec Dieu1. Dans un traité de cette école, composé en allemand au xive siècle, sur l'intellect actif et possible*, Averroès (Arverios) et Aristote(Her Steotiies) sont cités comme de graves autorités.
S xii.
Mais c'est surtout à Garlande et dans la rue duFouarre qu'il faut , ce me semble , chercher le foyer des erreurs averroïstiques si souvent condamnées dans le cours du xme siècle3. Déjà, en 1240, Guillaume d'Auvergne, alors évêque de Paris, fait censurer plusieurs propositions empreintes d'arabisme, et qui paraissent extraites du livre De Causis\ En 1269, c'est l'averroïsme formellement exprimé que nous allons voir sous le coup de l'anathème3. Etienne Tempier, évêque de Paris , ayant rassemblé le conseil des maîtres en théologie, le mercredi avant la fête de Saint-Nicolas (6 décembre), condamna, de concert avec eux, treize propositions > qui ne sont presque toutes que les axiomes familiers de l'averroïsme : « Quod intellectus hominum est unus et idem numéro. • — Quod mundus est œternus. — - Quod nunquam fuit