Mém. de Trévoux, 1713, p
3. Quomodo commentator viliter defecit in boc in pbilosopbia. Et
averroïstes de la perception des substances séparées, des intelligences célestes, de l'influence du ciel sur les choses sublunaires, de l'éternité du monde1, sont en général expliquées dans le sens le plus adouci. C'est par le grand usage qu'il fait d'Averroès et par l'autorité qu'il lui accorde, bien plus que par sa doctrine, que Baconthorp mérita d'être considéré comme le représentant de l'averroïsme au xive siècle , et d'être adopté comme classique dans l'école de Padoue. Nous verrons plus tard le singulier mensonge que cette réputation a inspiré à Vanini.
Waîter Burleigh doit être rangé dans le même groupe philosophique. Zimara le cite fréquemment comme un averroïste2, et en effet il fut fort copié à Venise et à Padoue durant le xve siècle3. Pierre Auriol et toute la fastidieuse scolastique du xive et du xve siècle, Pierre de Tarentaise, Nicolas Bonnet, Gabriel Biel ; l'école okkamiste surtout, Buridan , Marsile d'Inghen , appartiennent au même type. La pensée n'a plus désormais assez d'originalité pour établir une classification entre ces maîtres , suffisamment rapprochés par leur physionomie pâle et terne.
L'averroïsme n'est en un sens que le caractère de cette scolastique épuisée des Qusestiones et des Qaodlibeta , qui se traîne en expirant péniblement de vieillesse et de nullité jusqu'à l'apparition de la philosophie moderne.
arguo contra opinionem in se, probando videlicet quod non solum erravit in se, sed erravit contra principia philosophiœ.... Nullus débet reputare istam opinionem esse veram, quam ipsemet opinans non reputat nisi fictionem, et solum ponit eam propter exercitium, ut veritas completius inquiratur. In II Sent. Dist. xxi. (Cremonse, 1618.)
1. In II Sent. Dist. I. — Quœst. quodl., 1. I, quœst. 14-; 1. II, quœst, 7.