Discuss. peiipat., 1. XII, p. 106 (Venise
3. En voici un curieux exemple. Au XIIe livre delà Métaphysique, est employé plusieurs fois le mot allastogia (f. 337 v°, sqq.). Je me demande quel sens ce mot devait offrir aux docteurs de Padoue, qui ne savaient pas sans doute que c'est le mot <TTor/sîa précédé de l'article arabe (al-stouchia).
4. Nihilolim amœniushabebalurcontemplatione hortihujusnaturœ.... At isti, pro flosculis philosophise et arboribus placidissimis, crucem ingçnjis fixeront. — De causis corr. art., 1. V (Opp. t. I, p. 413; Bâle, 1553).
« quod dédit sibi suum esse1.» C'est le cas de dire avec Pic de la Mirandole : « Age, damus hoc vobis, ut non sit ves- « trum ornate loqui2, sed vestrum est certe, quod nec « praestatis, ut latine saltem, ut, si non floridis, suis tamen « verbis rem explicetis. Non exigo a vobis orationem « comptam, sed nolo sordidam; nolo unguentatam, sed « nechircosam; non sit lecta, sed nec neglecta; non qua> « rimus ut deîectet, sed querimur quod offendat3. » \J Antibarbarus de Nizolius, et l'extrême insistance que les esprits cultivés mettaient à soutenir que la philosophie ne doit avoir d'autre langage que le langage ordinaire et doit s'interdire le style technique, ce qu'on appelait le style de Paris4, n'était point alors une thèse puérile ou un simple scrupule de rhéteur. Il n'y avait pas de réforme plus urgente que celle du langage : la première condition du progrès était de débarrasser la pensée de cette intolérable entrave du style scolastique, qui lui interdisait toute délicatesse s.
L'homme de ce siècle en qui se montre le mieux la lutte de ces sentiments divers, c'est assurément Pic de la