Cf. Vivem, In Pseudodialectîcos (Opp. t. I, p. 272 sqq
5. Nizolius résume en ces deux propositions son Antibarbarus, seu de verisprincipiis et vera ratione philosophandi, contra pseudophilo s opho s : « Ubicumque et quotcumque dialectici metaphysicique sunt, ibidem ettotidem esse capitales veritatis hostes. — Quamdiu in scholis philosophorum regnabit Aristoteles iste dialecticus et metaphysicus, tamdiu in eis et falsitatem et barbariem, si nan linguse et oris, at certe pectoris et cordis regnaturam. » (P. 354, édit. Leibniz.)
Mirandole. Pic ne fut pas d'abord exempt d'arabisme. Il eut pour maître Elie del Medigo l'averroïste, et il ne se débarrassa jamais entièrement de ce mauvais levain. Parmi les neuf cents questions qu'il proposa pour son grand tournoi philosophique, la scolastique barbare, et Averroès en particulier, tiennent une grande place. « Est « apud Arabas, dit-il dans son Apologie, in Averroe fir- « mum et inconcussum ; in Alpharabio grave et medita- (( tum ; in Avicenna divinum atque Pîatonicum. » Ailleurs il appelle Averroès « célébrera in Aristotelis familia phi- « losophum et rerum naturalium gravera sestimatorem1, » et il se propose de le réconcilier avec Avicenne, comme Aristote avec Platon 2. Aussi les Coïmbrois le comptent-ils parmi les averroïstes 3. Pic ressentit toutefois des influences meilleures. Une lettre qu'il adresse à Ermolao Barbaro contient l'expression de ses sympathies nouvelles et de ses regrets de nouveau converti. « Hac « proxima tua ad me epistola , in qua dum barbaros hos (( philosophos insectaris, quos dicis haberi vulgo sordidos, « rudes, incultos, quos nec vixisse viventes, nedum ex- « tincti vivant, et si nunc vivant, vivere in pœnam et con- « tumeliam4, ita Hercules sum commotus, ita me puduit (( piguitque studiorum meorum(jamenim sexennium apud
1. L. I Adv. astrol. (apud Antonio, t. II, p. 395, édit. Bayer).