In 1. II De anima, cap. i, qusest. 7, art
4. « Hermolaùs le reprent de ce que, après avoir gousté tant délices contenues es lengues grecque et latine , il s'est allé souiller en la lecture des docteurz barbares, lesquels, jaçoit qu'ilz soient esté en grande réputation
de plusieurz estantz en authorité et combien qu'ilz soient extimez par
grandtz et petitz ignorantz les bones lettres, ne le sont pas par les sçavantz, les jugeant indignes de vivre ni marcher sur terre : met du ranc de ceux-là Averroïs, Aubert le Grand, saint Thomas et d'autres infiniz. » (Bonnivard, Advis et devis des lengues, dans la Bibl. de l'École des Chartes, 2« série, t. V, p. 357.)
« illos versor) , ut nihil minus me fecisse velim quam in « tam nihili facienda re tam laboriose contenclisse. Perdi- (c derim ego, inquam, apudThomam, Joannem Scotum, « apud Albertum, apud Averroem meliorcs annos, tante tas vigilias, quibus potuerim in bonis litteris fortasse « nonnihil. Cogitabam mecum ut me consolarer, si qui « ex illis nunc reviviscant, habituri-ne quidquam sint, (( quo suam causara, argumentosi aliqui homines, ratione a aliqua tueantur1. >5 Pic de la Mirandole sut pourtant se maintenir dans un sage éclectisme; les exagérations du parti humaniste l'amenèrent presque à trouver du bon dans la scolastique arabe. « Quamvis, dicam quod sentio, « movent mihi stomaehum grammatistse quidam , qui « quum duastenuerintvocabulorum origines, itase osten- « tant, ita sevenditant, ita circumferunt jactabundi, ut « prae se ipsis pro nihilo habendos philosophes arbitren- « tur. Nolumus, inquiunt, hasce vestras philosophias \ « Et quid mirum ? nec Falernum canes. » Il paraît du reste que cette apologie satisfit peu les averroïstes, et fit au contraire triompher les hellénistes, qui l'appelèrent l'apologie des Scythes et des Teutons. <c Ab amicis quos habeo Pa- « tavii, lui écrit Ermolao, certior factus sum apologiam « tuam quœ Scytharum et Teutonum est inscribi cœpta, « quasi Typhonis et Eumenidum laudatio, molestissimam « accidisse majori eorum parti quos défendis2. »
Toutes les déclamations des humanistes les plus acharnés contre la philosophie arabe, pâlissent auprès de l'énergique dithyrambe de Louis Vives. Cette apostrophe, la plus rude, sans contredit, qu'Averroès ait essuyée , n'occupe pas moins de quatre pages in-folio dans
1. InterOpp. Politiani, Paris, 1512, vol. Ier, f. lv, et in Bernays, Florilegium renascentis latinitatis (Bonn, 1849), p. 17.